Journal de Bord Age du Personnage : 17 ans Patronus : Un puma Métier : Eleve
Sujet: Re: NIKKYLIA ϟ Me gusta marijuana, me gustas tu. Mar 9 Aoû - 11:34
« there's no need to explain »
Il était soulagé, c'était le cas de le dire. Il pensait se faire jeter, être poussé par terre et se faire lâcher en plein milieu des toilettes. Il n'aurait alors pas la force de retourner à ses dortoirs, s'endormirait à poil parmi les bouteilles et lorsqu'on le retrouverait le lendemain... Il ne préférait même pas savoir ce qu'en penserait les autres. On le prendrait pour un dingue, il serait viré. Adieu belle vie, adieu Walker, adieu Mimi. Il appréhendait déjà assez son départ du château pour ne pas avoir en plus la pression de la mise à la porte. Il n'était pas prêt à la vie extérieure, pas du tout. De plus, elle ne se contentait pas d'éviter la violence à son égard, elle ne semblait pas non plus lui en vouloir d'une quelconque autre manière. Si Lukas se sentait déjà chanceux de ne pas se retrouver à terre après avoir fait preuve d'une telle impulsivité, il le fut davantage lorsqu'elle se mit à lui sourire comme jamais. L'excitation du moment, le fait d'être un peu à côté de la plaque, ça le rendait sans doute plus extraordinaire que d'ordinaire, mais ça lui plaisait. Elle était tellement... tellement magnifique. Ses pensées retournées dans tous les sens n'étaient plus très claires, rien que pour lui, alors il n'espérait pas pouvoir les lui faire comprendre. Seulement, elle devait déjà bien comprendre par son regard qu'il était captivé par sa personne. Il l'avait répété à de nombreuses reprises depuis qu'ils s'étaient retrouvés enfermés ici, plus que nécessaire certainement, mais il lui était totalement dévoué ce soir. Il avait besoin de voir qu'il plaisait, qu'il lui plaisait, on va dire ça.
Lorsqu'elle se mit à continuer la chanson qu'il avait entamé, il se mit à rire sans raisons. Sa voix le mettait dans tous ses états. Il était tellement admiratif qu'il avait presque envie de la retenir plus longtemps contre lui. Quand elle commença à s'écarter - histoire de reprendre l'air, pas parce qu'elle en avait marre de lui, oh - il aurait bien été capable de l'en empêcher, refaisant sortir son côté possessif excessivement tactile ne supportant pas la distance. Il aurait peut-être dû. En effet, si Nikky s'était bien moquée de lui quelques minutes plus tôt - tout en profitant de la vue après lui avoir retiré son tee-shirt, je précise - il avait de quoi en faire de même à cet instant précis. Elle le tenait encore lorsqu'elle se retrouva à terre, allongée sur le dos, plongée dans l'eau gelée libérée par ses soins. Au départ surpris par cette chute soudaine, le rouge et or se contenta de se redresser au-dessus du corps de la Poufsouffle, se soutenant comme il le pouvait à quelques centimètres d'elle. Il ne comptait quand même pas l'étouffer, il faisait assez chaud comme ça pour qu'il lui donne une raison supplémentaire de suffoquer. Secouant la tête, cheveux encore plus en pétard qu'auparavant, il baissa les yeux vers le visage et les vêtements recouverts d'eau de sa camarade. Elle était dans un état encore plus déplorable que le sien, sans qu'il n'ait eu besoin de se venger de lui-même. Le karma, dirons nous. Se mordant la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire, il porta sa main à ses mèches pour lui permettre d'y voir plus clair en les dégageant - tant d'attention, comme c'est mignon. Il aurait bien aimé répliquer quelque chose, pour la faire se sentir encore plus mal à l'aise et profiter de ce moment de supériorité, mais il en fut incapable.
Sans savoir comment les choses avaient pu tournées ainsi aussi rapidement, il se retrouvait de nouveau en train de l'embrasser. Ou plutôt, elle l'embrassait. Et sachez que c'était déjà beaucoup moins timide et innocent que la première tentative. Il ne se décala pas après quelques secondes, au contraire. Il savait pourtant la position inconfortable de son côté, c'est vrai qu'il n'avait pas la carrure adéquate. Encore un état pour se tenir sur un bras, il passa sa main derrière son dos et entreprit la difficile tâche qu'était le "retournement de situation physique". Tandis qu'il ne comptait toujours pas mettre fin au baiser entamé, il pivota, se retrouvant plongé dans les quelques centimètres dos au sol, la soutenant à califourchon au-dessus de lui. Il y avait plus agréable que le carrelage pour se laisser aller à de tels rapprochements, mais ils devaient bien se contenter de ce qu'ils avaient sous la main. Finalement, il se décida à la laisser respirer - plus pour se laisser le temps de réfléchir, s'il en était vraiment capable, que par réel besoin. Fronçant légèrement les sourcils, respirant bruyamment, admirant son propre corps d'Appolon.. Euh non, bien sûr que non, il n'était pas en train de se mater, sûr qu'il regardait Nikky droit dans les yeux, l'interrogeant sur la suite des évènements à l'aide de ce simple regard. No regrets, just love ? Il savait qu'il était capable de s'emporter et ignorait si elle était prête à remettre leur relation sur le tapis. Mais il avait tellement peur d'aller trop loin, de la faire regretter, de la voir le haïr pour ne pas l'avoir stoppé. Ne pas s'être stoppé.
Vous allez me dire, elle est sur lui et il a déjà plus son haut, puis ils ont vidé toute la réserve d'alcool de la maison Gryffondor, donc ils peuvent bien se le permettre. C'est pas comme s'ils allaient contre la loi, qu'ils allaient contre leurs principes ou quoi que ce soit, rien de mal à s'amuser, HAVE FUN ! DO IT ALL AGAIN si tu veux. Dégageant le visage de Nikky de ses mèches dorées pour mieux l'admirer, il lui offrit son plus grand sourire tout en se marrant, trouvant la scène plutôt comique. On se serait crut dans un clip de chanson totalement torride où les deux acteurs se jettent violemment dessus dans un lieu inadapté. C'était tout eux, ça. Dans le même temps, la pression se faisant plus intense, l'alcool aidant à accroître son impatience et son manque de contrôle sur lui-même. Il faut dire que la température avait de quoi exploser et la tension d'être à son comble, vu le contexte. De son côté, Lukas ne pouvait en tout cas pas résister à ce décor magnifiquement anti-romantisme-niais, encore moins à la Poufsouffle qu'il tenait dans ses bras. Se levant quelque peu, il était ainsi... on pouvait dire presque assis - et non plus étalé par terre comme un torchon délavé - toujours dominé malgré tout. Il s'en foutait, elle avait tous les droits sur sa personne. C'était pas donné à tout le monde, une telle confiance, quand même. Elle devrait se sentir honorée et privilégiée... Elle l'était sans doute.
Reprenant là où il l'avait laissé, il l'embrassa avec plus de passion, ne cherchant plus à faire l'innocent petit garçon sans mauvaises intentions. Elle le connaissait assez, elle savait tout de lui - ou presque - et n'ignorait pas ses différentes facettes. Entre son côté intello refoulé, son titre de perfection au masculin, son envie d'être un fêtard éternellement dérangé, ou son rôle de leader à temps partiel... Il était souvent confronté à des conflits intérieurs insupportables. Nikky était le remède à sa schizophrénie, elle avait toujours les bons mots ou l'attitude pour lui permettre de faire le tri et de choisir son Lukas adapté à la situation. Parfois, ils venaient tous d'un coup, c'était plus gênant là. Ça faisait "boom" partout, trop de caractère dans un seul corps, et c'était là qu'il pouvait péter facilement les plombs. Entre autre. Ou se lâcher et finir le lendemain attaché à un(e) inconnu(e) à un poteau du terrain de Quidditch avec des vêtements étranges - voir pas de vêtements du tout. Poudlard était un endroit curieux... parfois vous vous retrouviez accompagné de personnes intéressantes. Vous deveniez vous-même intéressant sans le calculer. Vous commenciez à faire des choses intéressantes.
C'était un peu ça, là, alors que Sullivan était littéralement en train de re-découvrir Nikky, se montrant plus investi dans ses gestes, sa main auparavant placé au niveau de sa taille passant finalement sous son tee-shirt, remontant dans son dos. Le contact de sa peau ne fit qu'accentuer ses frissons et il devait bien avouer que ça n'avait rien de désagréable. Il s'étonnait à préférer agir plutôt que parler, habituellement dans une situation aussi délicate, il aurait casé une blague pourrie depuis longtemps. C'est comme s'il avait enfin réalisé que ses remarques ne valaient réellement pas le coup d'être partagé et qu'au lieu de faire chier tout le monde avec ses réflexions à la con, il ferait mieux de suivre son instinct sans se poser de question. Il ne savait pas si cela allait lui réussir, il tentait l'expérience. C'était peut-être trop rapide, la notion du temps, il l'avait perdu depuis plusieurs heures déjà. Il ne pensait plus à la plomberie éclatée, à Mimi capable de se ramener d'une minute à l'autre, au fait qu'il était gay et que tout ça ça ressemblait à rien. Il en avait marre de toutes ces idées préconçues, c'est fou comme les gens peuvent rester bloquer sur un détail et ne pas voir outre celui-ci. Il était pas obligé d'être totalement hétéro pour apprécier une fille comme Nikkylia, bordel, elle était exceptionnelle il lui devait bien ça. D'ailleurs, pour prouver au monde entier qu'il était un homme quoi que l'on puisse bien balancer à son sujet, il la serra d'avantage, tout en douceur, son autre main allant chercher sa hanche pour la remonter contre lui.
A ce moment précis, il n'avait pas grand chose en tête, mais s'il devait mettre un mot ou une expression sur son ressenti... Et bien... Pourquoi pas, totally AWESOME.
Spoiler:
Je suis sorry, je fais affreusement pas avancer la situation, là.
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Sujet: Re: NIKKYLIA ϟ Me gusta marijuana, me gustas tu. Jeu 11 Aoû - 19:07
Alcohol makes you forget everything.
Si on lui avait dit, quelques heures auparavant, qu’elle finirait la soirée couchée sur le sol trempé des toilettes de Mimi à embrasser Lukas, un de ses amis les plus proches et ex de surcroit, elle ne l’aurait pas cru. Il lui arrivait souvent de faire des trucs complètement délirants, sans queue ni tête, et à propos desquels il ne valait mieux pas lui demander d’explication. Mais pour le coup, elle s’était surpassée ce soir là. Sans doute s’était elle laissée aller, ne supportant plus le poids de la pression que le monde exerçait constamment sur ses épaules. Enfin peut importe, elle l’avait embrassé. Et ce baiser là n’avait plus le caractère innocent de celui qui avait précédé. Mais était tout aussi agréable. Peut-être plus. Sûrement plus en fait puisqu’ils ne le rompirent pas au bout de quelques secondes à peine. Ils n’avaient plus l’air de deux gamins innocents remplis d’intentions les plus pures qu’il soit et ne sachant absolument pas ce qu’ils étaient en train de faire. Non ce baiser là leur ressemblait réellement. C’était un de ces moments intemporels qui semblaient durer plusieurs vies et que l’on n’oubliait jamais. Ils pourraient toujours repenser à cette soirée, même des années plus tard, sans éprouver le moindre regret. Du moins, c’est comme cela qu’elle concevait la chose. Et à en juger par la manière dont Lukas s’employa à renverser leurs rôles afin qu’elle se retrouve à califourchon sur lui, il devait en être de même de son côté.
Elle ne se rendit compte que l’eau était glacée que lorsque son corps se retrouva hissé sur celui du Gryffondor. La froideur de ses vêtements trempés lui collant à la peau et la chaleur de leur étreinte créait un bien étrange contraste, il fallait bien l’avouer. Le tout lui arracha quelques frissons qu’il pouvait interpréter comme il le voulait. Après tout, elle n’était plus à cela près. Ils avaient déjà enfreint toutes les règles ce soir, autant continuer. C’était assez drôle. L’éclat de rire du rouge et or le lui confirma. Elle aurait pu s’en vexer, puisque son regard croisant le sien elle ne savait plus très bien s’il rirait de leur situation ou s’il se moquait d’elle. Il faut dire que trempée comme elle l’était, elle devait renvoyer une apparence physique pour le moins… particulière. Mais au moins elle était dans l’ambiance. Ce n’était pas « fête mouillée dans les toilettes ». Non, c’était plus subtile, plutôt quelque chose comme « plage tropicale » vous voyez ? Et eux étaient les héros de la dernière série à la mode dont les adolescents de leur âge raffolaient. Tout cela sans tomber dans la niaiserie, ils valaient tellement mieux. Un jour, ils allaient finir par être reconnus comme l’exemple de leur génération. Ou pas d’ailleurs. Mais revenons à l’instant présent.
Il la laissa respirer quelques instants à peine avant de l’embrasser à nouveau, avec plus de passion. Elle avait abandonné la tâche fastidieuse qu’était la mise en ordre de ses pensées. Dans le pire des cas, elle pourrait associer son comportement aux plusieurs grammes d’alcool qu’elle avait dans le sang et qui devaient quelque peu influencer son cerveau. Mais son intuition lui sifflait qu’elle n’en aurait pas besoin. Les yeux de son partenaire de la soirée semblaient animés du même désire qui devait transparaître sans son propre regard clair. C’était assez étrange compte tenu de leur histoire. Elle ne gardait que des bons souvenirs de la période où ils étaient ensemble, mais ce temps là était à présent révolu, et elle ne cherchait pas à le rattraper, à l’empêcher de filer. Ils étaient amis à présent et ce passé commun ne vivrait plus que dans leurs mémoires. Elle n’oublierait jamais leurs premiers rendez-vous, ni ceux qui avaient suivis d’ailleurs. La manière qu’il avait de toujours deviner ce qu’elle attendait sans qu’elle n’ait à prononcer le moindre mot. Et il avait fait tout cela avec une apparente facilité déconcertante qui ne pouvait qu’augmenter l’admiration qu’elle avait toujours éprouvé à son égard. Mais tout cela était terminé maintenant. Allez donc savoir pourquoi elle sentit une montée d’adrénaline la gagner des pieds à la tête lorsqu’il l’attrapa par la hanche. Ce n’était pas la première fois qu’ils se trouvaient si proches, ni la première fois qu’elle se laissait emporter par ce genre d’excitation en sa compagnie, mais tout cela semblait nouveau. Un peu comme si elle le redécouvrait. Awesome. Tout cela ne ressemblait à rien, ça n’avait pas de sens, mais c’était awesome. Cette soirée était awesome. Et mieux valait ne pas savoir comment ça allait finir.
En vérité, ils allaient jouer au scrabble. Elle ferait des mots du genre « plobnrg » mot qui compte triple bien entendu. Et si Mimi revenait elle pourrait jouer avec eux. Comme ça, s’ils la laissaient gagner peut-être qu’elle ne les dénoncerait pas. Elle ne tenait pas particulièrement à se faire expulser. Poudlard, c’était un peu sa maison. Elle aimait bien son père adoptif tout ça, mais il faut dire que leurs relations n’étaient pas au plus beau fixe depuis la mort d’Ana, et elle préférait éviter d’empirer la situation. Finalement il valait mieux qu’elle évite de jouer plobnrg, ça vaut trop de points. Oublions le scrabble tout court, c’était une très mauvaise idée. Ils feraient un Monopoly à la place. C’est plus drôle comme jeu. Ils iraient tous les deux en prison sans passer par la case départ et Mimi aurait le temps de tout acheter et de gagner plein d’argent sans qu’ils ne puissent l’en empêcher. C’était tout de suite mieux. Ben oui, vous imaginiez quoi ? Mais en fait, Mimi n’était pas venue. Il devait se passer quelque chose de sacrément intéressant au lac noir. Ou alors elle avait simplement effectué sa bonne action de l’année et compris que les toilettes n’étaient pas l’endroit le plus approprié pour elle ce soir là. Allez savoir…
IT’S TIME TO WAKE UP ! Wooow. Clairement, cela n’allait pas. Quelque chose clochait. C’était dur. Mon Dieu où est-ce qu’elle était ? Pas dans son lit dans le dortoir en tout cas. Autant dire, pas là où elle devrait. Aïe. Une journée qui commençait bien ça. Elle n’osait même pas ouvrir les yeux par peur de ce qu’elle allait découvrir. La Salle Sur Demande, maybe ? Non, quand elle dormait là-bas – parce que oui, ça lui arrivait régulièrement à vrai dire – elle avait au moins l’intelligence de se trouver un truc confortable pour se poser – ce qui ne manquait pas dans une salle sur demande, justement. Ah ah. L’humour foireux dès le matin. On s’en passe. Bref, tout ça pour dire que là, c’était dur. Ca faisait mal au dos. C’était aussi… mouillé ? Pourquoi c’était mouillé ?! Qu’est-ce qu’elle avait encore fait ? Et bordel, où est-ce qu’elle était ? Non. Stop. Pas autant de questions à la fois. Ca donne la migraine… Parce que oui, je ne vous ai pas encore parlé de l’état de sa tête. Pour faire bref, elle avait l’impression que l’ingrate allait exploser. Elle aimerait bien d’ailleurs. Peut-être qu’après elle arrêterait de la faire souffrir ? Peut-être qu’après elle serait morte aussi. Mais tant pis, un dommage collatéral on va dire. Effectivement, elle ne savait vraiment plus ce qu’elle pensait. Pas très fameux. Il était quelle heure au fait ? Et on était quel jour ? Aïe encore des questions. Trop de questions. Pitié faites que cela s’arrête. PAUSE.
Voilà, c’était mieux. En fait pas vraiment. Tant pis. On fait avec ce qu’on a. Il fallait juste qu’elle reste calme, qu’elle respire un grand coup… et qu’elle se décide à ouvrir les yeux. Ca pourrait aider à répondre à quelques unes de ses interrogations quand même. Les toilettes. Les toilettes de Mimi. Sans Mimi pour l’instant. Hallelujah. Une indication de lieu, c’était rassurant – dans le sens où elle avait déjà craint le pire. Imaginez si elle s’était réveillée sur les rives du lac noir. Là il faudrait quand même commencer à s’inquiéter. A côté de ça, les toilettes, ça paraissait presque normal. Ce qui ne l’était pas, c’était le sol trempé. Quoiqu’à en juger l’état d’un tuyau explosé ça pouvait passer. Le système de plomberie laissait vraiment à désirer dans ce château, inadmissible. Next. Les diverses bouteilles vides de vodka, tequila et autres réjouissances qui jonchaient le sol. Okay, ça, ça expliquait son mal de tête et le fait que sa mémoire semblait avoir été remplacée par un trou noir. Rien d’anormal… sauf… elles venaient d’où ? Elle avait beau avoir oublié ce qu’il s’était passé elle était absolument certaine que toutes ces boissons ne provenaient pas d’elle. Logiquement elle n’était pas seule. Ca pourrait être rassurant… si elle parvenait à se souvenir de la personne qui était avec elle.
Elle aurait bien aimé se lever, histoire d’effectuer l’état des lieux et de sa propre situation en détail, mais deux choses l’en empêchaient. D’abord, sa tête qui lui tournait horriblement. Le nombre de bouteilles aurait d’ailleurs du la dissuader d’effectuer le moindre mouvement, mais c’était tellement… bizarre. Il fallait qu’elle sache. Ensuite, puisqu’il n’y avait pas que cela, un bras l’enlaçait à la taille. Génial. Ne manquait plus que de savoir à qui il appartenait. Elle n’osait même plus bouger, se concentrant pour ralentir le rythme de sa respiration. Avec un peu de chance, elle pourrait fermer les yeux, faire semblant d’être endormie et attendre qu’elle ne savait qui réagisse. Ca lui semblait mieux. Honnêtement, elle ne se voyait pas vraiment se retourner et se retrouver nez à nez avec… Justement, voilà le problème. Elle n’embarquait pas – ou se faisait embarquer, qui sait – le premier venu dans une fête dans les toilettes. Mais quand même, c’était frustrant… et flippant aussi. Ne manquait plus que Mimi et elle aurait gagné le gros lot, tiens !
Dernière édition par Nikkylia S. Vodianova le Mar 23 Aoû - 16:28, édité 1 fois
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Sujet: Re: NIKKYLIA ϟ Me gusta marijuana, me gustas tu. Mer 17 Aoû - 19:15
« Remember the night… outch. »
Les jeux de société, c’est le bien. Le uno, la bonne paie, tout ça, c’est tellement… instrictif, ludique, vous voyez. Le Gryffondor revendiquait sans cesse le bien que procurait une petite partie de mastermind ou de qui est-ce. Il le pratiquait même très régulièrement. Pour preuve, cette nuit aussi, il avait décidé d’instruire Nikky à ce type d’activités et il était à parier qu’elle allait apprécier. Après tout, jouer avec Lukas ce n’était pas donné à tout le monde, il déterminait ses partenaires avec soin et selon des critères bien précis. S’il l’avait choisi – l’alcool y jouant ou non un rôle – c’est qu’elle était amplement apte à le concurrencer. Bien sûr, qu’elle pouvait s’amuser avec lui et ils passeraient tous les deux un moment de fun inoubliable ! Même si le jeu qu’ils décidèrent d’inventer ce soir-là était loin du trivial poursuit de luxe ou du monopoly version sorcier, avec les détraqueurs miniatures traînant près d’Azkaban… Non, ça ressemblait plus à un strip-poker sans les cartes à vrai dire.
I URGENTLY NEEDED A CUP OF COFEE… Pourquoi est-ce que cette simple phrase résonnait en boucle dans la petite tête du rouge et or ? Petite, c’était le cas de le dire, il la sentait compressée de gauche à droite, de haut en bas, en diagonale même. Comme si elle avait été écrasée sous le poids de tonnes de coups de livres qu’aurait pu lui donner McGonnagall après un énième devoir bouffé par son chat. C’était peut-être le cas ? Ouvrant péniblement les yeux, il n’eut le droit qu’à la vision floue et déformée d’une grande surface uniforme, sans doute blanche par le passé mais maintenant trop salie pour être d’une couleur identifiable. On a qu’à dire qu’il s’agissait du plafond. Du plafond de quoi, d’où, de comment… Il l’ignorait encore. Sa main libre – l’autre était occupée ? – vint frotter son front alors qu’il grimaçait, bien trop habitué à ce type de situation. Il n’avait pas besoin de se demander d’où venait ce black out total, il n’était pas un amnésique de nature, il ne pouvait y avoir qu’une situation plausible. En tournant la tête sur le côté, tombant face à face avec une bouteille de… une bouteille vide, il en déduit qu’il avait bel et bien deviné ce à quoi il avait occupé sa soirée. Boire, c’est mal. Malgré tout, il ne put s’empêcher de sourire même si cela dû lui coûter une douleur lancinante au sommet du crâne. Il avait le sens de l’auto-dérision, c’était déjà ça.
Ce coup d’œil rapide autour de lui permit également au jeune homme de se situer dans le château. Il aurait pensé se retrouver dans une des salles de bain de la salle commune, reconnaissant le contact du carrelage contre son dos – non il n’était pas habitué à dormir près de la baignoire après avoir prit une cuite, jamais ! – mais il fut surpris de découvrir les lavabos des toilettes de Mimi à quelques mètres de lui. D’accord, restait à savoir ce qui avait pu lui prendre lorsqu’il avait décidé de descendre ici pour faire la fête. A savoir qu’un Sullivan ne se bourre jamais la gueule en solitaire, ce n’est déjà pas cool pour les autres qui ne peuvent pas profiter des boissons, et en plus c’est trop pitoyable. Un Sullivan n’est jamais pitoyable. Un Sullivan est sympathique, généreux et a le sens du contact. Un Sullivan a pleins d’amis. Donc un Sullivan est forcément accompagné à chaque lendemain de beuverie. CQFD. Seulement, à se remémorer son état post-dépressif de la soirée précédente, il en déduisait qu’il n’avait décemment pas pu demander à un pote… disons, un pote normal, basique, complètement con et tout ce qui va avec. Non, il avait forcément dû proposer à une personne spéciale de lui tenir compagnie. Il se connaissait assez bien pour savoir au moins ça : à état d’esprit particulier, accompagnement particulier. Quelqu’un qui ne lui poserait pas de questions inutiles, qui le connaissait bien, qui pouvait comprendre son humeur et qui était apte à finir les bouteilles. Et quelles bouteilles ! Il se souvenait vaguement avoir piocher dans les réserves de sa maison avant qu’un gouffre total ne vienne brouiller le cours de ses souvenirs… Fuck, il allait se faire tuer.
Cette pensée loin d’être optimiste lui arracha un grognement. Il était dans la merde jusqu’au cou, il le savait, ses camarades n’étaient pas du genre compréhensifs quand était abordé le sujet de l’alcool. Ils allaient lui en vouloir à mort, pire, lui demander comment il avait gâché tout cet élixir durement gagné suite à de longues économies de chacun et… il allait juste répondre : Je me rappelle plus, sorry guys ? Adieu monde cruel, Lukas allait se faire vider de son sang, être pendu au portail de l’école, étalé sur la table de la Grande Salle et être découpé en petits morceaux… La Grande Salle. Il avait pas été à la Grande Salle, tiens ? Qu’est-ce qu’il s’en fichait au fond… Ce n’était pas comme s’il avait perdu ses vêtements, au moins il pourrait fièrement retourner en cours ! … Pas si vite. Ecarquillant les yeux, sa main passant de sa tête à son torse, il murmure une injure incompréhensible n’osant pas descendre plus bas. Oh non non, il sentait toujours le tissu recouvrant l’essentiel, mais son jean était aux abonnés absents. Pourquoi il se serait foutu à poil devant Mimi ? Où est l’intérêt de se taper un fantôme ? Il allait pleurer. Si sa tenue n’était plus, il était bon pour se payer l’affiche pendant plusieurs mois… Il eut envie de se mettre la tête entre les mains mais… Quelque chose l’en empêchait. Comme… Fronçant les sourcils, il tenta de bouger son bras légèrement, mais celui-ci était bien trop occupé à enlacer quelqu’un… qui n’était pas lui, c’était sûr. Bah voilà, il l’avait trouvé son invité spécial. Son invitée spéciale, plutôt, étant donné le nombre de cheveux auquel il avait le droit. Blonds, les cheveux. Longs. Familiers.
Il lutta pour ralentir son rythme cardiaque, emballé par le mystère de la situation. Il se savait instable émotionnellement, tout ça… mais il espérait vraiment qu’il ne s’agissait pas de Delia, là, allongée contre lui, qu’il serrait à la taille. Si c’était Delia, il n’allait pas se faire trucider publiquement, mais plutôt se suicider avec le premier bout de verre qu’il trouverait dans le coin. Priant intérieurement, il osa… non sans s’accorder un temps de réflexion avant de passer à l’acte, croyez le… mais il osa décaler une mèche de cheveux clair pour pouvoir admirer plus aisément sa partenaire de fiesta. « Ohhh. » Sans se mentir, quand il put voir – avec un peu de mal – la moitié du visage de la concernée, il poussa un soupir de soulagement. Pas de Serdaigle hystérique en vue, c’était déjà ça. Néanmoins, il paniquait. Nikky. C’était bien Nikky. Nikkylia. Il avait passé la soirée avec Nikkylia. Une Poufsouffle, pas des moindres, mais Nikky quoi. Des brides mélangées, pas très nettes, de bouteille cassée, d’un tuyau explosé, lui vinrent en mémoire et sa gorge se serra alors qu’il n’arrivait absolument pas à se souvenir de la suite. Peu importe, c’était Nikky, avec Nikky tout était fini. Ils le savaient l’un comme l’autre. Du moins il espérait qu’elle le savait tout comme lui… Est-ce qu’elle se rappelait, elle, de ce qu’ils avaient… pu faire ? Se mordant la lèvre inférieure, il tenta de dégager son bras toujours coincé sous les corps de la jaune et noire. Il ignorait même si elle dormait encore, bien qu’il avait l’impression qu’il était encore très tôt.
Non, il ne comptait pas s’enfuir comme un voleur. Juste trouver une manière correcte de la réveiller pour ne pas avoir l’air… aussi stupide. Etant donné l’état des vêtements de la jeune femme – ou plutôt ce qu’il lui restait – ils n’avaient pas passé une nuit sagement à parler confidences, comme si c’était leur genre. Finalement, préférant jouer la manière douce à la manière brusque, il tenta de s’éclaircir la gorge en espérant la faire réagir. Raté. Soit elle ne voulait vraiment pas le voir, soit elle dormait très profondément. Réitérant l’opération, il en vint à une conclusion tout aussi pitoyable. Il était pas très doué non plus. Tant pis, on essaie autre chose. De son bras toujours mobile, il appuya légèrement sur l’épaule de la jeune fille, la faisant pivoter face à lui. OH CRAP ! Pourquoi elle avait les yeux ouverts celle là ? Surpris, pris de court, il s’arrêta de respirer et étouffa à moitié avant de se décider que finalement, l’air, c’était pas si mal que ça. A moins de vouloir mettre fin à ses jours tout de suite « Hey… Bien dormie ? » Il n’en croyait pas ses oreilles. Avait-il réellement posé cette question à deux balles ? Avec un grand sourire coincé sur les lèvres, le souffle court, la voix enrouée ? On ne change pas un idiot du jour au lendemain vous me direz. Un rire venant des cabines voisines l’informa en même temps sur une présence étrangère. Oh non, pas elle, surtout pas maintenant. Il n’était pas en état. Qu’elle attende le moment opportun pour faire part de sa présence au… couple à peine émergé, plutôt que de se foutre de la gueule de Lukas dans son dos. « Merde… Hum… Je… . » Je sais pas trop quoi rajouter alors je vais me la fermer. « Je crois qu’on est pas seuls. » Dix points pour Gryffondor pour cet esprit de constatation inégalable. Dix points de plus, parce qu’il était trop mignon avec cet air gêné et sur le point de rougir comme un premier année faisant sa confession à la Préfète en Chef. « Tu… euh… Me fixe pas comme ça, je me sens tout nu. » Tu l’es… presque. Ce qui n’a pas l’air de déranger Mimi en tout cas, vu qu’elle n’est pas encore venu te foutre à la porte de ses toilettes privées.
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Sujet: Re: NIKKYLIA ϟ Me gusta marijuana, me gustas tu. Dim 21 Aoû - 20:14
Alcohol makes you forget everything.
La passivité. Elle détestait cela. Après plusieurs tentatives infructueuses elle devait se rendre à l’évidence : elle était incapable de rester couchée là, les yeux fermés. Tant pis. La masse blonde qui lui servait de chevelure couvrait suffisamment son visage pour laisser planer le doute. Renonçant donc de ce côté là, elle se força plutôt à trouver un rythme de respiration lent et régulier. Inspire. Expire. Ouais voilà comme ça, c’est bien. Mais cette tranquillité n’était qu’apparente. Intérieurement, le bordel régnait dans sa tête. Des questions encore sans réponse se bousculaient dans un chaos total pendant qu’elle tentait de chercher au fond du trou noir qu’était devenue sa mémoire quelques bribes de souvenirs de la veille au soir. Sans succès. Les diverses bouteilles jonchant le sol lui offraient quelques indices, une piste à suivre, mais elle était incapable de se rappeler comment elle en était arrivée à faire la fête dans les toilettes de Mimi. Mimi. Parlons d’elle, d’ailleurs. Est-ce qu’elle était là ? Pire, est-ce qu’elle avait été là la veille ? Des interrogations, toujours et encore. Il fallait que cela cesse ou sa tête risquait de ne pas y survivre. Et là, ça allait réellement devenir problématique. Elle y tenait quand même à sa tête, un tant soit peu. Déjà parce qu’elle était jolie, – en toute objectivité, bien entendu – ensuite parce qu’elle pouvait lui être utile pour rester à Poudlard. Elle se voyait mal déambuler dans les couloirs du château sans cet instrument vital. Même Nick-Quasi-Sans-Tête s’accrochait à la sienne alors qu’elle l’empêchait de rejoindre son fameux club. Elle n’avait pas bien suivi toute l’histoire. Après tout, c’était le fantôme de la tour des rouges et or. Encore une chose que les lions possédaient et qui était plus cool que la leur, pauvres jaune et or. Le moine gras, on ne pouvait même pas dire qu’il était intéressant. Bref, on s’en fiche un peu de tout ça.
Ce qui lui importait un peu plus en revanche, c’était de savoir à qui appartenait ce bras qui lui enlaçait toujours la taille. Elle avait beau activer le peu de neurones opérationnels lui restant, elle n’en avait absolument aucune idée. Elle se connaissait assez cependant pour savoir – non, plutôt espérer puisque l’alcool venait altérer l’équation – que cela devait être une personne spéciale. Elle possédait encore suffisamment de dignité pour ne pas se bourrer la gueule avec le premier arrivé. Non, elle avait plus de classe, elle savait choisir la personne qui serait de bonne compagnie. Quelqu’un en qui elle avait réellement confiance pour s’endormir ainsi contre lui sans avoir peur du réveil le lendemain matin. Il fallait simplement qu’elle se calme. Ce n’était pas si grave si elle ne se rappelait plus. Ca allait revenir… Ou peut-être pas. Mais son compagnon pourrait sans doute l’aider. Et dans le pire des cas ils pourraient toujours faire comme si rien ne s’était passé en rejetant la faute sur la boisson. Ils n’allaient pas crier le résumé de la soirée – et de la nuit – qu’ils avaient passées ensemble sur tous les toits s’ils ne tenaient pas à se faire expulser en cours d’année. Ce serait vraiment idiot. Alors qu’elle parvenait peu à peu à apaiser ses craintes, elle sentit du mouvement autour d’elle. Le bras de l’illustre inconnu se dégageait de sa prise sur sa taille et elle sentit la chaleur quitter son corps. Elle se sentait incroyablement nue d’un coup, gisant dans l’eau glacée. Merlin dans quel état se trouvait-elle ? Elle n’avait même pas pris la peine de jeter un coup d’œil à ses vêtements, ou plutôt ce qu’il en restait, dans le cas présent. Suffisamment tout de même pour qu’elle soit capable d’affronter – non sans gêne – son compagnon. Celui-ci semblait d’ailleurs aux prises des mêmes craintes qu’elle à en juger par la manière dont il écartait minutieusement les mèches blondes de son visage tout en la retournant vers lui.
Elle avait voulu fermer les yeux, mais elle n’en eut pas le temps. Au fond ce n’était pas plus mal. Tôt ou tard il aurait bien fallu que la confrontation ait lieu. Cela aurait été trop déplacé que l’un d’eux ne s’en aille en laissant l’autre planté là. Sans un regard, sans une explication. L’exclamation de soulagement que laissa échapper son partenaire de fortune la rassura quelque peu. Sa tête souffrante lui tournait suite au mouvement, si bien qu’il lui fallut quelques secondes avant d’enfin découvrir le visage de Lukas. Lukas. Elle avait passé la soirée avec Lukas. C’était à la fois bizarre… et rassurant. Entre eux, tout était fini. Elle le savait. Il le savait. Du moins elle l’espérait et c’est comme cela qu’elle avait toujours conçu la chose. En même temps, lorsque l’on s’appelle Lukas Sullivan, on n’a pas vraiment de quoi s’accrocher désespérément à l’une de ses ex. C’est vrai quoi, à lui tout seul, sans pourtant être présent, il pouvait meubler la conservation du dortoir des filles plusieurs soirées d’affilée. Ce n’était pas rien. Et il était là, avec elle. Avait passé la soirée à boire, avec elle. Le premier sentiment à l’envahir fut la culpabilité, jusqu’à ce qu’elle se rappelle que les bouteilles ne lui appartenaient pas. Bien, c’était déjà un lourd poids dont elle se trouvait dégagée. Elle ne l’avait pas kidnappé, forcé ou quoi que ce soit – d’ailleurs pourquoi l’aurait-elle fait ? Ils étaient amis, elle ne tenait absolument pas à remettre leur relation sur le tapis, malgré ce que l’on pourrait croire en regardant la scène. Le Gryffondor n’était pas dans un meilleur état qu’elle. Ses habits également semblaient s’être fait la malle, si l’on peut le dire ainsi.
« Hey… Comme un loir… Et toi ? » Non, pitié. Stop. Pause. On rembobine. Ils ne venaient sérieusement pas d’avoir cette conversation, si ? Son visage reproduisait comme un parfait miroir l’expression de gêne coincée qu’affichait Luke. Vous me direz, c’était délicat. Difficile de trouver un truc à dire à son meilleur ami lorsqu’on se réveille à côté de lui presque sans aucuns vêtements dans des toilettes trempées. Et pour couronner le tout, dans l’incapacité de se souvenir de toutes les conneries que l’on a bien pu faire. Tout compte fait, ils s’en tiraient plutôt pas mal… Enfin mieux valait ne pas s’avancer. Un rire, qui de toute évidence ne se voulait pas discret, venait de retentir dans le lieu, repris plusieurs fois par un chœur d’échos. Et merde. Tout mais pas ça. Elle ne pouvait pas attendre, non ? C’était trop lui demandé ? Il fallait croire que oui. On pouvait comprendre que la vie de fantôme était ennuyeuse à souhait – encore plus lorsque l’on décidait de la passer dans un tel endroit – mais quand même, elle abusait. Actuellement, sa présence n’était clairement pas appropriée. Mieux valait donc l’éviter pour l’instant. Elle ne les avait pas encore mis à la porte, et n’était pas encore venue à eux. Sans l’intelligente réflexion du rouge et or, sans doute auraient-ils pu feindre l’ignorance, mais c’était bien le cadet de ses soucis. En revanche, savoir où étaient passés son tee-shirt et son jean… « Désolée. Je… euuh… Bordel il s’est passé quoi ? » Très diplomatique dis donc. Mais elle avait vraiment besoin de savoir. Ses yeux observèrent les lieux plus en détail, histoire de se détacher du jeune homme. Quelques bribes de la soirée lui revinrent en tête, lui arrachant une grimace de douleur. Elle se souvenait d’un tuyau qu’elle avait fait exploser d’un coup de baguette – la plomberie n’était pas en cause finalement – et de quelques chansons dont elle ne se rappelait pas les paroles. Ils avaient parlé d’une tortue aussi… Kiriku ? Elle était avancée, avec ça. Pourquoi n’était-elle pas capable de se rappeler du plus important, hein ? Parce qu’elle avait trop bu, ouais, d’accord, ça se tient.
Le rire se faisait plus insistant. Elle avait envie de lui hurler de se la fermer, mais ce n’était peut-être pas la meilleure chose à faire. Si elle ne tenait pas à être chez elle dans la soirée, autant éviter de contrarier le fantôme. Mais elle pourrait tout de même se montrer un peu plus… délicate. Ce n’était vraiment pas drôle. Enfin si ça l’était, vu de l’extérieur. Mais pour le Gryffondor et la Poufsouffle il n’en était rien. Nikkylia tentait toujours de fuir le regard de Luke, se concentrant plutôt à scruter la pièce dans ses détails. Outre les diverses – et ô nombreuses – bouteilles d’alcools divers – et elle se demandait d’ailleurs où il les avait récupérées, les lions devaient bien cacher leur jeu, finalement -, elle put apercevoir quelques morceaux de tissus baignant dans les quelques centimètres d’eau qui suffisaient à les noyer. Super. Inutilisables, ou presque. Ils allaient bien devoir s’en contenter s’ils ne tenaient pas à regagner leur salle commune respective dans leur état actuel. L’heure n’était cependant pas venue de s’éclipser puisque Mimi venait de quitter sa cabine pour les rejoindre. Pourquoi se priver d’un tel spectacle, hein ? Le premier réflexe de la jaune et noir fut de se coller à Lukas, se cachant ainsi derrière lui, ce qui ne manqua pas de la faire rougir. Pourquoi se montrait-elle si coincée d’un coup ? Ils n’avaient pas agi de la même manière la veille, reproduisant une imitation très réussie de deux prudes Serdaigles. « Mimi… Ca fait longtemps que t’es là ? » Bien, t’en as d’autres comme ça ? Surtout qu’elle n’était pas très sûre d’avoir envie de savoir, par peur de ce que la geignarde pouvait avoir à raconter. Heureusement, celle-ci ne semblait pas vraiment d’humeur à décrocher un mot tant son rire refusait de la quitter. Ils faisaient quoi, maintenant ?
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Sujet: Re: NIKKYLIA ϟ Me gusta marijuana, me gustas tu. Mer 31 Aoû - 12:21
« Words can't bring us down »
Il aurait bien aimé pouvoir le lui dire, ce qui s'était passé. Seulement, dès qu'il essayait d'aller au delà de la deuxième gorgée de vodka, tout devenait flou, double, brouillé. Un bruit de tissu déchiré, une chorégraphie humide et... merde. Au fond, est-ce que c'était vraiment important ? Pas besoin d'être voyant, médium ou marabout pour deviner l'issu, si on se contente de leur position au réveil et de leur état. Oh non, ne lui faites pas croire que c'était simplement à cause de l'alcool et du peu de sommeil qu'il sentait encore le poids de la fatigue. Il n'était pas idiot à ce point. Posant sa tête contre le sol, fixant le plafond d'un air absent, il tentait tant bien que mal d'ignorer les exclamations joyeuses de l'intruse. Ou plutôt, de la propriétaire des lieux. Il se demandait si c'était lui, qui avait eu la brillante idée de venir s'installer dans les toilettes pour la soirée de déprave qu'ils avaient sans doute prévus d'un commun accord. C'est vrai que ça l'avait toujours tenté, mais il ne pensait pas mettre en œuvre son projet de la sorte. Il imaginait davantage un carnage collectif de la bande de rouges et or et une réprimande sévère de la direction suite aux dérangements occasionnés... Pour ça d'ailleurs, qu'il n'avait jamais été plus loin que le fantasme. Il ne voulait pas non plus se retrouver banni de l'étage à cause de ses conneries, le parc était magnifique regardé d'ici - comme s'il y portait tant d'importance.
Complètement à côté de la plaque, il n'avait même pas remarqué que la forme fantomatique s'était aventurée en dehors de son cabinet pour admirer la scène plus en détail. Bon, c'était pas la peine d'en faire toute une histoire, ça valait pas le couple royal. Quoi que... Ils n'en étaient pas loin. Franchement, avec ses cheveux en bataille, torse et jambes nus, expression déconcertée plus que craquante sur le visage, Lukas était sans doute digne de l'image du prince d'Angleterre. Sans parler de Nikkylia, comme princesse, on ne pouvait rêver mieux, elle porterait magnifiquement la couronne - moins bien que Travis malgré tout, mettons nous d'accord sur ce point. C'est seulement lorsqu'il sentit le corps de la jaune et noir encore un peu plus près du sien -c'était possible ?- qu'il se décida à se concentrer sur la situation actuelle. Un problème à la fois. D'abord, on se débarrasse de cette voyeuse de Mimi, ensuite on se trouve des vêtements, puis après un va prendre un café bien serré. Sa première réaction fut d'ouvrir les yeux comme des soucoupes, ignorant s'il devait la protéger de ses bras ou la pousser loin de lui pour montrer à la geignarde qu'elle se trompait sur toute la ligne. Non, c'est vrai, elle ne se trompait pas, mais elle parlait beaucoup trop et si elle venait à confirmer ses soupçons, qui sait à qui elle pourrait aller balancer les infos... A moins qu'elle soit présente depuis plus longtemps qu'il le pensait, et qu'elle est donc connaissance de détails leur étant inconnus à eux-même. Oh my gosh, ça devenait vraiment trop compliqué à suivre. Il ne sentait déjà plus sa tête le pauvre.
Heureusement, Nikky était là pour poser LA question décisive. Mimi était la cible à abattre, à faire taire à tout prix, quitte à la tuer une deuxième fois. Comment on tue un fantôme, tiens ? Resserrant son bras autour des épaules de la jeune fille, Lukas était tout aussi impatient de connaître la réponse de l'entité. Arrête de pouffer et parle, saleté ! On sait que tu n'as pas souvent l'occasion d'observer de tels spécimens, que tu es admirative, charmée et tout ce qui s'en suit, mais il allait finir par être vexée si elle continuait de se marrer en la dévisageant. « Oh mais je n'ai rien vu ! » Rire hystérique. Léger soulagement du côté de Lukas, par contre. Qui ne dura pas longtemps... « J'ai beaucoup entendu par contre.. ça a résonné jusqu'au lac dans les tuyaux ! » Nouveau rire. Putain, elle peut pas la mettre en veilleuse ? Son timbre était tranchant comme du cristal et venait lui cisailler le cerveau dans tous les sens. Il était persuadé qu'elle montait volontairement dans les aigus pour faire durer encore plus longtemps la torture. C'était une sadique dans l'âme, cette pauvre fille, obligée de s'acharner sur les vivants parce qu'elle était jalouse de pas avoir pu rester en vie assez longtemps pour connaître les même expériences qu'eux. « Vos sœurs doivent être choquées de vous voir comme ça d'où elles sont ! » Il fallut un instant au gryffondor pour comprendre le sens de cette phrase. D'abord, intégré la désignation du "vos sœurs", mais vu la personne lui tenant compagnie, elle ne pouvait parler que de Lydie en ce qui le concernait. A ce moment là, il se sentit bouillir intérieurement et ne prit même pas la peine de réfléchir sur la raison de ce soit-disant choc. C'est vrai, il n'était pas dans la plus honorable des postures, mais ce n'était pas la première fois qu'il passait par là.
Il encaissait difficilement la sentence mais ce n'est pas sa propre haine envers cette provocation de Mimi qui l'inquiétait, il se préoccupait beaucoup plus de la réaction de Nikky. Sûrement le fantôme avait comprit qu'elle était allée trop loin, car elle venait de disparaître dans tes toilettes, seul un léger bruissement prouvant qu'elle ne s'était pas enfuie dans les canalisations. « Cette peste, elle mériterait d'être envoyée en enfer. » Grommelant, tentant d'atténuer les ondes négatives l'ayant soudainement envahie, il tourna la tête vers la poufsouffle, toujours contre lui. « L'écoute pas, elle connaît rien à la vie. » C'était le cas de le dire. Ils avaient été à travers tellement d'évènements, l'un comme l'autre... Certes, ils n'étaient pas mort tués par un serpent, mais ils avaient vu pire. Après tout, la douleur de son propre décès doit être bien moindre face à celui de ceux que l'on aime, du point de vue de Sullivan en tout cas. Il détestait avoir ce type de conversation. Il savait à quel point c'était douloureux, horriblement insupportable et il ne pensait pas un jour s'en remettre, pour tout dire. Il était proche de Nikky de ce fait aussi... Comment avait-il pu se passer de sa présence aussi longtemps, déjà ? La preuve que ça ne lui réussissait pas d'être privé de sa présence, ils avaient dû mettre le paquet pour rattraper le temps perdu.
« Au moins on a confirmation que notre nuit a été.. hm.. agitée ? » Voilà qu'il reprenait le ton discret et relativement gêné de l'étudiant timide et coincé. C'était mignon, bien que ça ne lui correspondait aucunement. « Je... Je sais pas quoi te dire. Je m'excuserais bien mais, je vois pas pour quelles raisons, en fait. » Il n'allait pas lui mentir. Il ne regrettait pas réellement, c'est vrai... Après tout, si c'était arrivé, c'est que ça devait arriver. Ses excuses n'en étant pas réellement lui rappelaient vaguement quelque chose... Une impression de déjà vu. Oh, sans doute un passage de la soirée qu'il avait passé sous silence, encore. « Tu dois avoir froid. Je sais pas où j'ai foutu ma baguette. Pour réparer les vêtements. On est sauvages à ce point ? ... Oh, j'ai besoin d'un aspirine, aussi. » Il parlait trop, cela portait préjudice à sa boite crânienne.
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Sujet: Re: NIKKYLIA ϟ Me gusta marijuana, me gustas tu. Ven 2 Sep - 19:31
together we're invincible.
Elle frôlait l’hystérie. Presque autant que le rire que la fantôme laissait toujours échapper. Elle était vraiment obligée ? Surtout si, comme elle le racontait, elle avait entendu ce qu’il s’était passé la veille. Elle devait se souvenir, entre autres, du bruit des bouteilles sur le sol, non ? Et si elle ne s’en rappelait pas les décombres de celles-ci jonchaient toujours le sol trempé des toilettes pour en offrir une preuve incontestée. Vodka, tequila et autres réjouissances. Avec ça, elle pourrait faire preuve d’un minimum de compassion et les épargner, mais non. La garce montait à chaque seconde un peu plus dans les aigus et semblait en retirer un plaisir sadique. Pas étonnant que personne d’autre qu’eux ne vienne lui rendre visite après cela. Si elle traitait tous ses visiteurs de la sorte – tous ses visiteurs ne se levaient peut-être pas avec une horrible gueule de bois, mais quand même – pas étonnant que ceux-ci se fassent aussi peu nombreux. Elle avait envie de l’étrangler, mais ses mains n’auraient fait que passer au travers de sa gorge sans causer aucun dommage. La geignarde aurait trouvé un moyen de s’en plaindre, et de s’en énerver, mais cela ne lui aurait apporté qu’une maigre consolation face aux pleurs et aux couinements qu’ils auraient du essuyer par la suite. Elle se contenta donc de rester à sa place collée contre Lukas en fusillant l’entité du regard. Elle allait en finir, oui ou merde ? Sa tête allait finir par exploser à force de contenir toute cette pression. Elle avait abandonné l’idée de s’interroger sur la tournure qu’avait pris la soirée. Leur position et leur état actuel ne laissait pas un grand panel de possibilités. Tant pis, on ne vit qu’une fois après tout. Elle avait donc mis cela entre parenthèses l’espace d’un court instant, se souciant plus de ce que Mimi pourrait avoir à leur dire.
Et elle ne fut pas déçue. Elle s’était attendue à bien des choses de la part du fantôme ; qu’elle les menace de tout révéler, aux élèves, à l’administration, à tout le monde même, jusqu’au fait de l’entendre glousser tout en faisant des commentaires intimes. Mais cela, non. Elle allait trop loin. Beaucoup trop loin. La phrase avait mis plusieurs secondes avant de percuter le cerveau embrumé de la jaune et noir. Elle n’avait pas immédiatement fait le rapprochement entre Ana et Lydie, ce qui était passablement idiot si l’on prend en compte le temps que l’un et l’autre avaient passé à tenter de se consoler. Tenter je dis bien. On ne se remet jamais totalement d’une telle perte. Du moins, Nikkylia ne s’en remettrait jamais, elle le savait. Sa sœur avait beau être morte, elle était toujours présente dans un sens. Et c’était pire, puisque elle ne se référait à elle que lorsqu’elle faisait une connerie – ce qui arrivait souvent. Elle s’était demandé des milliers de fois pourquoi elle n’avait pas pu prendre sa place sans jamais trouver une réponse satisfaisante. Ce que Mimi faisait, c’était lâchement retourner le couteau dans la plaie. Tuer un fantôme, c’était possible ? Non parce que dans le cas où la réponse se trouvait être positive elle était preneuse. Sa rage de l’instant allait au delà de sa raison. Son cerveau ralenti par l’alcool ingurgité la veille était passé en mode veille. Nul doute que si l’entité était restée devant elle une seconde de plus, elle se serait jetée sur elle en oubliant le fait qu’elle allait simplement lui passer au travers et se manger le sol en marbre quelques mètres plus loin.
La voix du rouge et or la ramena brusquement à la réalité. Secouant la tête comme si cela pouvait l’aider à remettre de l’ordre dans ses pensées, elle se délaissa de l’attitude stoïque qu’elle avait adoptée sans s’en rendre compte face à la provocation qu’ils venaient de subir. Elle s’efforça de faire paraître un faible sourire sur ses lèvres afin de rassurer son compagnon qui déployait nombre d’efforts pour détendre l’atmosphère. « Mieux vaut pour nous deux qu’elle soit déjà morte. Je suis pas très sûre de me plaire à Azkaban. » Ah ah trop drôle. N’empêche que cette tentative d’humour, aussi peu concluante soit-elle, atténua sa mauvaise humeur. Elle ne tenait pas à se prendre la tête avec une teigne qui jalousait les vivants. Elle ne se rendait pas compte de sa chance celle-là. Elle croyait quoi ? Que c’était plus facile de survivre à la mort d’un être proche ? La Poufsouffle aurait volontiers échangé leurs places si elle en avait le pouvoir. Elle serait morte mille fois s’il le fallait pour que sa sœur soit toujours de ce monde. Mais elle ne tenait pas à s’attarder plus longuement sur le sujet. Et elle savait que le Gryffondor en pensait de même. C’est une des choses qui les avait rendu plus proches. Ils se comprenaient sur ce plan là. Ce qu’ils voulaient, c’était simplement trouver le moyen de ne pas y penser parce que peu importe combien de temps pouvait s'écouler, cette corde resterait toujours la plus sensible de leur arc. Elle en venait à se demander comment elle avait été capable de passer autant de temps sans lui. Elle s’écartait du monde qui l’entourait, mais preuve avait été faite que cela ne lui réussissait absolument pas. Elle avait désespérément besoin d’un réel ami, quelqu’un sur qui elle pouvait compter de manière durable. Lukas rentrait dans le rôle. C’était presque comme s’il n’avait été conçu que pour lui.
« Tu m’étonnes qu’elle nous ait traités comme ça. La vérité, c’est qu’elle est super jalouse. » Qu’aurait-elle pu répondre d’autre de toute manière ? Elle avait laissé échappé la première idée qui lui était venue à l’esprit, se satisfaisant d’avoir su aligner une phrase compréhensible de plus de trois mots. Elle adorait faire la fête, mais elle le payait cher le lendemain, et pas en gallions. « Ca va, ça va. T’inquiètes pas. Si tu veux tout savoir, je ne sais absolument pas tout ce que j’ai pu faire ou dire mais… J’en suis pas désolée. On est quittes. » Ne manquerait plus que cela tiens, qu’ils soient désolés. Cette petite scène lui rappelait vaguement quelque chose au milieu des éclaboussures mais elle avait pris la résolution de ne pas trop solliciter son cerveau pour quelques souvenirs. Des problèmes plus graves et importants les attendaient. A commencer par… Ouais. Baguettes, vêtements. Ca pouvait toujours leur être utile tout ça. Et puis… putain il faisait froid ici. « Je gèle. Sérieusement, qui a eu l’idée de ramener la pataugeoire de la piscine municipale ? » C’est toi Nikky, c’est toi. « On est wild. Tu nous connais, rien ne nous résiste… » Sourire craquant pour confirmer ses dires. Il ne pouvait pas résister, si ? Non, définitivement pas. Tout comme elle ne pouvait pas s’empêcher de le trouver mignon avec l’expression paumée qu’arborait son visage.
Se faisant la réflexion qu’elle n’allait peut-être pas passer le reste de ses jours dans des toilettes, elle tenta tant bien que mal – surtout mal en fait – de se relever. « Si tu trouves des cachets, je crois qu’on va être deux à en avoir besoin. » Sublime déduction. Woow… doucement, ça tournait. C’était elle ou le monde était incroyablement flou ? C’était elle, d’accord. Elle cligna des yeux plusieurs fois avant de se mettre en quête de sa baguette. Sa vie réduite à trente-et-un centimètre de bois de rosier, c’était risible, hein ? Elle retrouva le précieux objet un peu plus loin, contre un mur. Allez savoir ce qu’elle faisait là. Un mal dans le bas du dos et dans les coudes associés à un vague souvenir de chute la laissait supposer qu’elle avait du la lâcher prise par surprise. Peu importe, le bois n’était pas perdu, c’était tout ce qui lui importait. Le mur se trouva même une seconde utilité. La demoiselle s’appuya contre d’une main, tenant sa baguette de l’autre afin de conserver un certain équilibre. « Accio vêtements. » C’était plus simple comme cela. Ils étaient des sorciers après tout. A quoi cela servait si on faisait tout à la manière moldue. Mais ce simple sortilège venait accroitre sa fatigue, sa tête lui tournant plus que jamais. Elle se baissa cependant pour fouiller dans le tas, fit une grimace à la vue du tee-shirt déchiré de Lukas. « Je crois que quelques sortilèges s’imposent si on veut sortir habillés. Je t’en prie, à toi l’honneur. » Dans son état, c’était mieux pour tous les deux qu’elle ne touche plus à rien. Un souvenir de tuyauterie brisée venait s’insinuer dans son esprit pour la conforter dans cette sage pensée.