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 AMADEO ❣ you can take back your memories... ♥

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 P. Epperly Donahue
Tapette à mangemorts


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MessageSujet: AMADEO ❣ you can take back your memories... ♥   Mer 3 Aoû - 21:20




« You can take back your memories, they're no good to me. »
ft. Amadeo Hortensius &` Epperly Donahue. ♥


C’était quoi cette idée de « mission spéciale » ? Dans le Grand Nord en plus. Preuve que l’Ordre ne faisait pas les choses à moitié. L’Ordre du Phénix, ou plus communément, dans le langage d’Epperly, organisation d’idiots au grand cœur, éperdus admirateurs du bien, et amoureux transis du petit Potter et de sa suite rapprochée. En somme, l’exacte opposée du style de fréquentations dont on pouvait s’attendre de sa part, et pour peu qu’elle en ait encore des fréquentations. Parfois elle ajoutait cela à la liste des raisons pour lesquelles elle pouvait se détester, mais au final, rien n’y faisait, pas moyen. Montrer un peu de sociabilité envers le monde extérieur et s’améliorer dans les relations humaines n’était vraiment pas fait pour elle ; et sa conduite quelque peu explicite avait fini par attirer l’attention sur elle. Sinon, pourquoi auraient-ils trouvé intelligente l’idée de l’envoyer dans le Grand Nord sans aucune information supplémentaire que cela soit sur la nature du travail à accomplir, les membres qui seraient présents ou quoi que ce soit d’autre ? Cela sentait le test à plein nez. Et c’était assez embêtant ; à croire qu’il y avait vraiment des jours où il aurait mieux valu rester couchée.

Comprenez, si rester fidèle à l’Ordre ne faisait pas exactement partie de ses projets, il était essentiel pour Epperly qu’elle s’approprie leur confiance. Cela faisait quatorze ans que sa piètre existence ne se résumait plus qu’à son désire de voir les Mangemorts tomber, un à un, jusqu’au dernier, et de sa propre main idéalement. La vengeance avait pris le dessus sur toutes ses autres idées ; et dans un sens, ce n’était pas plus mal ainsi, car que lui serait-il resté autrement ? Sans ce cruel but elle n’était plus que l’ombre d’elle-même. Ne ce serait alors plus offerte à elle que la possibilité de vagabonder hasardeusement d’endroit perdu en endroit perdu, ne gardant aucune attache nulle part ; et cela éternellement. C’est terrifiant, l’éternité. C’est long. Surtout lorsque l’on ne sait pas à quoi l’occuper. On devient vite fou, laissé seul avec tous les regrets, et tous les souvenirs d’une vie qui à un jour été la notre mais qui à présent ne nous appartient plus. Alors tous les moyens sont bons pour y échapper. Et s’ils incluent les défenseurs du bien, Epperly allait prendre sur elle et s’en accommoder. D’autant plus qu’aussi douloureux cela puisse être de l’admettre, cette joyeuse assemblée de bras cassés lui avait jusque là été très utile pour se tenir informée des faits et gestes de ses ennemis jurés.

Le Grand Nord, donc. S’y rendre n’avait d’ailleurs pas été une mince affaire pour la jeune vampire privée de son ancienne magie. Il lui avait fallu trouver un sorcier suffisamment influençable pour qu’elle puisse user en plein jour de son pouvoir de persuasion. Et quitte à se servir du pauvre homme, elle en avait profité pour se nourrir un peu. L’appel du sang était si alléchant, irrésistible, d’autant plus que cela faisait un petit moment qu’elle n’avait pu céder à ses pulsions. Cacher un secret comme celui d’être un vampire n’était pas la chose la plus aisée qui soit, et elle préférait ne pas réfléchir à la manière dont elle allait se sortir de la situation délicate dans laquelle elle se trouvait puisque cela lui était impossible sans en connaître les détails. Au lieu de cela, elle s’accorda pour une fois le luxe de laisser son esprit vagabonder sans cible précise. Elle n’aimait pas trop cela en règle générale, car son cerveau avait dans ces cas là pris l’habitude de faire remonter à la surface de sa mémoire des souvenirs qu’elle préférait enfouir le plus profond possible puisque les oublier ne lui était pas permis. Elle se sentait alors prisonnière de son propre corps, se demandant ce qu’étaient devenus Declan… et irrémédiablement, Amadeo. Pendant un temps, elle avait regretté la douce présence qui se dégageait de ses lettres ; et puis elle s’était rendue à l’évidence. Elle ne devait pas le contacter, et elle ne devait pas penser à lui, sous aucun prétexte. Avec le temps, elle s’était défaite de certains sentiments inappropriés, mais elle ne pouvait lutter contre ses maudits accès de faiblesse qui la poussaient à penser avec nostalgie aux dix-sept premières années de sa vie. Accès de faiblesse dans lequel elle ne s’était, aujourd’hui, pas perdue puisqu’en parfaite preuve de la paranoïa qui commençait à l’habiter, son inconscient analysait les derniers mois qu’elle venait de passer à Londres. Contrairement à ses craintes, personne ne l’avait reconnue. Hormis Capucine bien sûr, mais Capucine ne comptait pas vraiment. Elle était comme elle, et surtout, elle était la seule personne qui avait le mérite de ressembler à une amie aux yeux de la jeune femme. Sa compagnie avait été fort appréciable, et l’avait avant tout aidée à se refamiliariser avec le monde magique après tant d’années d’absence.

C’est donc dans ce sens qu’avaient évolué ses pensées, et elle ne fut arrachée à ses réflexions que lorsqu’une voix masculine étrangement familière vint l’en tirer...


Dernière édition par P. Epperly Donahue le Lun 8 Aoû - 15:37, édité 1 fois
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 Amadeo Hortensius
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MessageSujet: Re: AMADEO ❣ you can take back your memories... ♥   Mer 3 Aoû - 21:25


Le venin de ses paroles se répandait peu à peu dans ses veines. Retour brutal à la réalité. Elle déchantait subitement. Qu’avait-elle imaginé ? Grisée par l’euphorie de sa présence elle en avait oublié les données essentielles de l’équation. Elle l’avait abandonné une quinzaine d’années auparavant. Sans un mot qui plus est, terrifiée comme elle l’avait été par des adieux dévastateurs. Si elle ne l’avait pas fait de gaité de cœur, lui l’ignorait. Sans doute s’était-il imaginé un scénario déversant toute la responsabilité sur elle afin de pouvoir la haïr librement. Elle aurait aimé pouvoir en dire de même de son côté. Se défaire de toute culpabilité lui semblait à ce stade tellement improbable que même l’idée prenait des couleurs d’utopie fantaisiste. Et Epperly ne faisait pas partie de ces gens qui vivaient emprisonnés dans leurs rêves d’un monde meilleur. Elle refusait de s’infliger cette souffrance, douloureux poison entraînant une longue agonie. D’autre part, Amadeo avait toujours tout eu du serpent rendant fière son ascendance. Sachant cela, elle aurait du se trouver préparée. Pourtant l’acerbité de ses paroles, loin de passer au dessus d’elle sans l’atteindre, venait la blesser en plein cœur. Du moins, ce qu’il en restait.

« Ne me parle pas sur ce ton. La vérité serait plutôt que l’on m’en a expulsée. Mais bien sûr, tu n’as pas cherché à savoir. Il t’était bien plus facile de croire que je ne voulais plus de toi. »

Toute trace de douceur s’était effacée de sa voix lorsqu’elle avait repris la parole. Elle ignorait pourquoi elle avait délibérément cherché à envenimer la conversation. Sûrement que ses souvenirs étaient moins profondément enfuis qu’elle ne l’avait espéré. Faire face à son passé s’avérait plus difficile qu’elle l’avait d’abord laissé paraître. Elle n’aurait jamais imaginé que ce visage et cette voix puissent encore la mettre dans un tel état de perdition. Il avait partagé son quotidien si longtemps. Elle n’éprouverait certainement jamais plus de sentiments aussi forts envers qui que ce soit. Surtout pas dans sa condition. L’ironie voulait que ses longues canines, tout en étant responsables de son malheur, lui offraient un faible répit. Les émotions s’atténuaient, disparaissaient presque dans certains cas. Présentement, le résultat se trouvait être plus que mitigé.

Mais n’avait-il pas toujours été l’Exception ? Le seul, l’unique avec qui elle avait été totalement franche. Elle l’avait laissé voir à travers ses masques d’illusions. L’adolescente avait d’abord pris peur, refusant de sacrifier sa liberté pour une histoire enfantine. Elle se persuadait qu’il n’était qu’une passade qui disparaîtrait au bout de quelques semaines, comme les autres. Rien n’avait été construit pour durer dans sa vie, perpétuel chantier de destruction. Mais les mois s’étaient écoulés, et il était toujours là. Alors elle avait espéré, elle s’était accrochée à lui, pensant naïvement que cela suffirait à l’empêcher de s’en aller. Et cela avait suffi, puisqu’au final, c’était elle qui avait pris la fuite. Preuve ultime qu’elle était seulement douée pour les champs de batailles.

« Je t’ai déjà dit que j’en étais désolée. Cesse de me dévisager comme si j’avais souhaité tout le mal que j’ai causé autour de moi. » Le ton se faisait plus nerveux. Les doigts féminins s’étaient posés sur leur baguette, la faisant tourner dans tous les sens et ses billes y trouvaient grand intérêt. Sans doute l’autre âme aura-t-elle relevé ce tic trahissant son état actuel. Il ne la connaissait que trop bien. En réalité, il avait même été celui qui l’avait le mieux connue. « N’est-ce pas ce que nous faisons tous, fuir ? Tu es tout aussi lâche et égoïste que moi. Serais-tu venu si tu avais pu prévoir ma présence ? Et rassure-toi, compter sur toi n’était pas dans mon idée. Rien n’allégera plus ma conscience. »

Elle même débordait suffisamment d’amertume pour être à nouveau capable d’intercepter son regard. Elle peinait, sous la dureté, à retrouver l’enfant qu’elle avait aimé. Pourtant il était là. Si elle avait été croyante peut-être aurait-elle pu considérer que le destin s’employait à leur donner une seconde chance. Elle, ce qu’elle y voyait, c’était un cadeau empoisonné qui allait sérieusement bouleverser son quotidien. Les doigts masculins avaient entrepris le même chemin que les siens précédemment, se posant doucement sur son visage. Troublée et prise par surprise, elle n’avait pas réagi lorsque la poigne s’était faite plus brutale, lui enserrant le coup tel un étau. Le souffle court, incapable de bouger, elle ressemblait à une vulgaire poupée de chiffon soumise au bon vouloir de son possesseur. L’idée qu’il pouvait continuer comme cela encore longtemps sans risquer de la tuer ne lui avait pas traversé l’esprit, pas plus que la peur de voir sa vie se finir. Son cerveau semblait s’être arrêté de fonctionner. Seule persistait son incapacité à définir pleinement le sentiment qui l’habitait lorsque ses yeux se posaient sur son bourreau. Elle ne parvenait pas à trouver le milieu entre ses gestes violents et ses aveux de faiblesse. Enfin, il relâche prise, la laissant libre de tout mouvement. Grossière erreur.

« Il faudrait mettre tes connaissances à jour, dans la plupart des cas un mariage suffit à changer de nom. »

Jouant la carte de la provocation, elle n’attendait qu’une réaction de ce bloc stoïque lui faisant face. Elle n’avait pas digéré son geste précédent : il venait d’essayer de l’étrangler. Elle ne mentait pas non plus. Elle avait juste énoncé une vérité sans rapport avec son histoire, totalement inutile. Dans la plupart des cas. Encore une fois, elle faisait figure d’exception. Donahue n’était donc en rien le symbole d’un quelconque amour, plutôt un signe de paranoïa ou de désir d’oubli du passé. Quant à son prénom, elle s’égosillait depuis qu’elle avait acquis la faculté de parole pour que l’on utilise le deuxième au demeurant du premier, qu’elle portait très mal. Pixie. Petite Fée. Stupide.

« Mais contrairement à ce que tu sembles penser, je ne t’ai pas laissé pour un autre. » Une seconde lui avait suffi pour couvrir l’espace qu’il avait installé entre eux. « Je pourrais t’expliquer pourquoi je ne t’ai plus donné signe de vie… » Une de ses mains retenait le bras portant la baguette, tandis que l’autre s’était doucement refermé sur le cou du Grec. Elle ne serrait pas. Pas encore. « Ou bien je pourrais faire la même chose que toi… en m’assurant que tu n’en sortes pas vivant. » Murmurant ces mots à son oreille, elle avait bravé les distances de sécurité. Quinze ans ; c’était le temps qui c’était écoulé depuis la dernière fois où ils avaient été si proches, physiquement. « Aide-moi… Je n’arrive pas à me décider. »

C’était vrai. Elle n’avait pas encore déterminé laquelle des deux hypothèses était la pire. Satisfaire sa curiosité et lui raconter la vérité, toute la vérité. Il ne manquerait alors pas de la haïr, si ce n’était encore fait. Elle se savait incapable d’affronter le mépris dans ses yeux. Un mépris à son encontre, pour ce qu’elle était devenue. Une immortelle. Et pourtant, l’envie de se justifier sur ses actes manqués s’imprégnait en elle. Ou bien simplement devait-elle en finir avec lui, comme elle l’avait fait avec tant d’autres. Une mort de plus sur sa conscience ne devrait pas changer la donne. Mais il s’agissait de Lui, l’unique. Il représentait un mystère à ses yeux. Tout était déroutant, jusqu’à sa présence ici. Après tout, c’était l’Ordre qui l’avait envoyée. Troublée comme elle l’avait été, elle n’avait pas songé un seul instant que l’ancien serpent faisait partie de son camp.

« Mais d’abord, explique-moi donc ce que quelqu’un comme toi fous dans l’Ordre du Phénix. »

Quelque chose clochait. Sans qu’elle ne s’en aperçoive, sa main s’était crispée sur la gorge d’Amadeo, lui rendant sans doute la respiration difficile. Quels êtres fragiles les mortels faisaient. Une fraction de seconde et leur vie pouvait basculer de manière irréversible.

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 Amadeo Hortensius
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MessageSujet: Re: AMADEO ❣ you can take back your memories... ♥   Dim 7 Aoû - 14:41