Bienvenue sur NOX REVENGE
Forum RPG sur Harry Potter


 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  



Partagez | 
 

 Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 5 Sep - 16:53

Assis confortablement dans un des nombreux bars de l'Allée des Embrûmes, il attendait, encapuchonné, l'un de ses futurs clients. A vrai dire, le contact avait toujours été fait de la même manière, pas de manière directe, sait-on jamais sur qui on pouvait tomber, voilà pourquoi par la suite on donnait rendez-vous dans un lieu que l'on connaissait et ou l'on savait que personne ne viendrait les ennuyer. Il connaissait chaque sortie, chaque recoin, nul doute qu'il serait aisé de filer d'ici. En attendant, voici son client, visiblement quelqu'un d'à peu près distingué si on en voyait sa manière offusquée de regarder les gens. On avait déjà fait des recherches sur ce qu'il voulait qu'on fasse, et on était bien entendu d'accord, mais on souhaitait des détails, et il fallait mettre un terme pour le contrat. Il le vit se diriger vers lui, avant de s'installer, légèrement tremblant en regardant autour de lui. Surtout qu'en plus il ne pouvait voir le visage de Richard sous la capuche, une sécurité supplémentaire.

"Vous êtes sur que c'est "bien" ici ?"

Richard ne répondit même pas à cette question à vrai dire, il se contenta de se racler la gorge, on n'était pas là pour essayer de lui montrer par A+B que personne ici ne viendrait les ennuyer. Et c'était une manière de passer aux choses sérieuses désormais. D'ailleurs d'un geste de la main, il l'invita à commencer la discussion, allons directement à l'essentiel après tout.

"Well, bien, j'ai pu vous avoir des entrées pour cette soirée mondaine. L'homme dont j'ai parlé dans la missive, est en quelque sorte l'hôte de cette soirée. Un Lord je ne sais quoi. Depuis la fin de Vous-savez-qui, il contrôle une sorte de marché noir et pas que cela. Il nuit à mes affaires, et enfin j'aimerais que...voilà."
"Je sais qui il est. L'affaire n'est pas simple, vous demandez beaucoup, d'autant plus que son service de sécurité a l'air performant. Vous savez que cela coûte cher ?"
"J'ai les moyens ! Tout ce que je demande pour être sur que vous ayez fait votre travail, c'est que vous rameniez une chose de lui. Voici les entrées."
"Pourquoi plusieurs ? Je travaille seul, vous avez du l'apprendre."
"Ce serait suspicieux d'y aller seul, ce genre de soirées est assez propices aux extravagances de son entourage et de son harem, il faut être accompagné. Cela pose problème ?"
"Rien ne pose problème, tant que vous payez. Ne quittez pas Londres, de toute manière je vous retrouverais rapidement."

Récupérant les places il se redressa, avant de sortir tranquillement, la menace était claire en tout cas, il avait du la comprendre, mais au moins il savait dans quoi il s'embarquait. Le plus ennuyeux pour Richard était de trouver qui l'accompagner. On ne pouvait pas dire de prendre une compagnie pour dire d'en prendre une, d'autant plus qu'il faudrait jouer de concert pour occuper le monde tandis qu'on s'occupait du type, et deux Assassins valaient mieux qu'un dans ce genre de conditions. Il détestait travailler à plusieurs, c'était comme si on partageait finalement un travail, et on aimait pas cela. Grognant, il transplana en direction de la base en Ecosse et de filer dans ses quartiers, il fallait la jouer fine. Et il ne pouvait pas prendre n'importe qui. Son apprentie était encore trop jeune pour venir en mission avec lui, et cela le dérangerait à cause des liens qu'elle avait avec son cousin.

Non parce que lorsqu'il avait vu les invitations, c'était pour un couple : Lord James et Lady Elizabeth Laughton. Il ne les connaissait pas, mais ils existaient visiblement si le type avait eu les invitations. Et maintenant, il fallait trouver une Elizabeth tiens ! Entrant dans ses quartiers, il fouilla déjà dans son armoire histoire de trouver ce qui lui permettrait de passer inaperçu. Un smoking marcherait nickel, d'autant plus que ce type cultivait les manières moldues, forte bonne chose, de plus il pouvait cacher pas mal d'armes. Il ne sursauta même pas quand Enrique prit la parole derrière lui.


"Encore une mission ?"
"Si tu pouvais éviter d'entrer chez les autres sans frapper. Et oui."
"Et tu as un souci."
"Tu lis les pensées maintenant ?"
"Je te connais."
"Faut que je me trouve une femme."
"Helen est disponible."

Toujours avec ce sourire ironique, sarcastique sur les lèvres, Enrique n'attendit pas vraiment pour filer, au risque de se prendre quelque chose dans la figure de la part de Richard. D'ailleurs, il partait amusé par tout ceci. Quand à Richard, après la première minute d'énervement contre Enrique, il commença à réfléchir. Ouais, enfin déjà vu que leur situation était assez ambiguë avec Helen, si on lui proposait cela, nul doute que les rumeurs enfleraient encore ici, même si pour l'instant, les rumeurs allaient et venaient. Il paraitrait même qu'en fait Helen le martyrisait et l'attachait le soir pour lui faire subir un lavage de cerveau avant de profiter de lui. Il le faisait sans être forcé personnellement, mais bon, l'imagination de ces hommes était terrible et puis c'était juste pour se détendre, rien de sérieux.

Bref, soupirant, il ne saurait quoi faire à vrai dire. En plus, il faudrait une bague, et des alliances. Le pompom tout ça. De toute manière est-ce qu'il avait vraiment le choix ? Pas vraiment. Il ouvrit l'un des tiroirs de son bureau avant de récupérer un paquet qui apparemment avait fait son temps, avant de ressortir de ses appartements, habillé normalement, ils avaient encore le temps avant de se changer. Il avait une mission, il ne flancherait pas, pour cela, qu'il ne s'arrêta en aucune façon pour se diriger vers les appartements d'Helen. Cela prit quelques minutes, qui parurent des heures selon lui, avant d'arriver devant ses appartements. Il observa à droite, à gauche, personne, tant mieux, sauf peut-être le ricanement qu'il entendait d'ici. Enrique était dans le coin et s'amusait comme un fou. Mais qu'il aille se taper son humaine bordel !

Bref prenant sa respiration, il fallait présenter cela sous les meilleures perspectives après tout, de la plus belle des manières, il sortit le petit paquet qu'il avait pris, c'était juste la boite ou se trouvait la bague qui se transmettait de génération en génération chez les Rahl quand on demandait une femme en mariage. Bref, autant que ce soit en quelque sorte authentique. Mais laissons tomber le symbolisme. Il frappa à la porte, cherchant un moyen d'amener le sujet là-dessus, et expliquer une mission, tous les détails, pourquoi ils devraient faire cela, cela s'annonçait compliqué. De toute manière il n'eut pas vraiment le temps d'y réfléchir plus que cela que la porte s'ouvrit et qu'Helen fut devant lui, et il prit la parole d'une voix déterminée.


"Epouses moi."

En dévoilant la bague bien sur, bon on aurait pu présenter cela d'une manière moins brutale, et de façon plus subtile, en expliquant tout, mais visiblement, c'était tombé aux oubliettes. Et puis c'était Richard, fallait pas oublier que le romantisme et lui, ça faisait deux.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 5 Sep - 19:01

Les mains pleines du sang de celui qui avait été jusqu'à présent un collègue loyal, Helen était en colère contre elle-même. Elle avait manqué de prudence en se permettant de rester la nuit entière dans les bras de Richard il y a deux jours. Les fois précédentes, elle était toujours retournée dans sa propre chambre avant que l'aube ne se lève et personne ne s'était aperçu de rien. Ne voulant plus abréger ces moments de douceur où elle était avec celui qu'elle avait cru haïr, elle s'était endormie contre lui et, malgré toute la précaution qu'elle avait mis en oeuvre, un assassin l'avait vue sortir des appartements du seigneur de la guilde. Il avait ensuite passé quarante-huit heures à réfléchir à la meilleure manière de provoquer la Reine de Pique en duel. C'était comme si, en se faufilant discrètement dans les couloirs, elle avait perdu à ses yeux toute légitimité de commander la base européenne de la confrérie. L'homme en question, un assassin de second ordre d'une trentaine d'année surnommé Fox en raison de son épaisse tignasse rousse et de son espièglerie, gisait à présent sur la sable d'une plage écossaise. L'endroit n'étant pas inaccessible autrement que par bateau et transplanage, personne ne viendrait les déranger ici.

_ Apprend ta leçon avant de mourir, stupide petit renard, et reconnais ton erreur, cracha Helen avec amertume en le surplombant, une dague à la main.

Elle n'avait même pas eu besoin de sortir la seconde cachée dans sa botte. Le combat avait été un jeu d'enfants. Fox toussa grassement et du sang franchit la barrière de ses lèvres. Il n'allait plus vivre bien longtemps. Il tenta de se relever mais la douleur qu'il ressentait dans tout son corps s'accentua et il décida finalement de rester allongé sur la sable. Son regard assombrit par le voile de la mort qui attendait son dernier souffle était planté dans celui d'Helen.

_ Je r-reconnais mon erreur ... (tousse) … Votre poste a été acquis grâce à vos compétences et … (gémissement de douleur) … et j'ai eu tord de penser que … que ...

Qu'elle avait été nommé commandant parce qu'elle se tapait le seigneur de la guilde, oui bon, il n'avait pas besoin de le dire à voix haute non plus. D'ailleurs, il ne termina pas sa phrase. Il toussa encore un peu et lâcha ses derniers mots :

_ Pardonnez-moi, … ma reine.

Helen s'accroupit à coté de ce corps qui serait bientôt un cadavre et prit sa main inerte dans la sienne. Elle hocha la tête gravement et posa la lame de son poignard contre la gorge de l'assassin à terre.

_ Je te pardonne, Fox, souffla-t-elle juste une fraction de secondes avant de l'égorger d'un mouvement rapide et précis.

Ses yeux verts n'avaient pas quitté ceux du mourant. Impassible, elle se releva et regarda l'homme qui venait de perdre la vie en perdant le duel qu'il avait engagé. C'était un bon assassin. Pas suffisamment bon pour la tuer mais un bon assassin tout de même. C'était triste qu'il doive rendre sa vie en défiant une collègue. Un beau gâchis !
Helen se sentait mal parce que c'était entièrement de sa faute. De sa faute et de cette chose indéfinissable qu'elle ressentait à chaque fois que Richard la touchait ou la regardait. Ce sentiment doux comme du miel. Comment quelque chose d'aussi pur et d'aussi beau avait pu pousser un homme à perdre la vie ? Ce n'était pas juste.

La sorcière sortit sa baguette magique de son étui et entreprit de lancer quelques sortilèges pour creuser une tombe à son défunt collègue plus haut contre la falaise, là où la mer ne viendrait pas le chercher même à marée haute. Elle fit léviter le cadavre jusqu'au fond du trou et referma le tout de ses propres mains cette fois-ci. Elle alla chercher deux planchettes de bois vermoulues échouées sur la plage et les fixa ensemble à l'aide d'un bout de ses lacets de botte afin de lui faire une croix. Elle la planta dans le sol à coté de la tombe et se signa respectueusement avant de s'éloigner.


Quand Helen pénétra dans la base, les vêtements et les mains maculés de sang, les assassins qu'elle croisa se retournèrent sur son passage. La Reine de Pique avait une mission aujourd'hui ? La jeune femme traça sa route, pressant le pas lorsqu'elle aperçut Junrei, son bras-droit entreprenant, au bout d'un couloir pour ne pas le croiser et s'enferma dans ses quartiers. Là, elle fila sous la douche et y resta de longues minutes, se frictionnant agressivement de partout jusqu'à être bien certaine d'avoir enlevé la moindre goutte de son sang de Fox.
Elle enroula une serviette autour de son corps naturellement svelte et alla jusqu'à la commode pour chercher des vêtements à se mettre. Elle opta pour quelque chose de confortable, avec des sous-vêtements en coton simples, une paire de jeans et un débardeur blanc.
Spoiler:
 

Puis elle se laissa tomber à la renverse sur le lit pour réfléchir...
Et si d'autres avaient la même idée que le rouquin qui nourrissait à présent les bestioles de la plage ? Et si elle se faisait encore surprendre et devait répondre à d'autres duels ? Se battre n'était pas le problème. Elle n'avait pas peur, non. Seulement, elle ne pouvait tout de même pas décimer tous les assassins de la base européenne. Elle ne voulait pas perdre le contrôle... Et puis, chose à laquelle elle essayait de ne pas penser, cela pourrait même nuire à Richard. Et si les autres le pensaient trop sentimentaliste et le provoquaient lui aussi en duel ? Il gagnerait bien sûr, Helen n'en doutait même pas, mais son commandement en serait ébranler. Et sans commandant, pas d'ordre. Il fallait de l'ordre, surtout pour quelque chose d'aussi dangereux qu'une confrérie d'assassins.

Helen n'avait pas le choix... Il fallait qu'elle mette fin à sa relation secrète avec Richard. Malgré le fait que cela la rendait heureuse et malgré le fait qu'elle avait peu à peu commencer à se rendre compte que cela les menait quelque part, ensemble. C'était difficile de prendre cette décision mais c'était pour la guilde. Si elle ne le faisait pas, elle n'était pas digne d'en faire partie.
Bien qu'elle eut pris cette décision elle-même et qu'elle ne lui fut pas imposée, la jeune femme avait envie de pleurer. Jugeant qu'il valait mieux aller l'annoncer au principal concerné avant de se dégonfler et de changer lâchement d'avis, elle se releva et s'avança vers la porte. Elle posait tout juste la main sur la poignée lorsqu'on frappa quelques coups sur son battant. Son coeur fit un bond et elle attendit quelques secondes. Une nouvelle demande de duel ? Elle jeta un coup d'oeil aux vêtements ensanglantés qu'elle avait abandonné à coté du lit et se résolut à ouvrir la porte.

C'était Richard.
Comme le sort était cruel avec elle ! Histoire d'être certain qu'elle ne se débinerait pas, il lui amenait carrément son interlocuteur sur un plateau. Elle ouvrait déjà la bouche pour dire une banalité du genre « justement, j'allais aller te trouver » quand son visiteur la devança avec quelque chose de nettement plus inattendu :

_ Epouse-moi.

Silence radio dans la tête d'Helen. Elle ne comprit vraiment ce qu'il lui avait dit que lorsque ses yeux tombèrent sur l'écrin ouvert qu'il lui tendait et sa mâchoire se décrocha littéralement. A l'intérieur de la petite boîte en velours était installé un ravissant anneau serti de discrètes pierres précieuses. Elle l'avait déjà vu auparavant. L'alliance des Rahl. Elle pourrait la reconnaître entre mille. Cette discrétion mais cette classe immanquable. Richard la demandait en mariage ? Il ne pouvait pas faire ça ! Ils ne s'étaient revus que trois fois depuis le jour de leurs retrouvailles sur l'oreiller. C'était trop tôt ! La sorcière ne savait même pas ce que son coeur voulait lui dire quand il battait à tout rompre en la présence du jeune homme, comme en cet instant précis d'ailleurs. Disons qu'elle s'en doutait bien mais qu'elle ne se l'était pas encore avoué.

Jugeant qu'il était peut-être temps de réagir, la belle hispano-française décrocha son regard de la bague, agrippa la chemise du seigneur et le tira vers elle pour le faire entrer dans la chambre. Elle referma la porte avec le fracas involontaire de la précipitation et sortit sa baguette pour lancer un assurdito au dessus de leurs têtes qui recouvrit tous les murs.

_ Comment ça « épouse-moi » ?! s'écria-t-elle comme plus personne ne pouvait les entendre. Tu te rends compte de ce que tu dis ? Non mais qu'est-ce qui te prend ? Tu as bu une potion pas nette d'Etos ou quoi ? Comment peux-tu me faire ça, à moi ? Tu sais bien que je tiens beaucoup à toi mais là c'est... là c'est...

Sa voix mourut. Richard ne bronchait pas et elle se sentit vraiment stupide de s'être grillée comme ça.

_ Oh, je vois, c'était une plaisanterie... souffla-t-elle, ne sachant plus où se mettre du coup.

Helen s'éclaircit la gorge et passa une main dans ses cheveux détachés avant de tenter de cacher sa gêne en se détournant de son amant. Elle fit quelques pas dans la pièce pour calmer les battements de son coeur. Quelque part, elle était soulagée que ce soit une fausse demande mais... une autre partie d'elle même était aussi atrocement déçue.
Vite, il fallait dire quelque chose avant qu'un malaise s'installe.

_ Tu as fait ça bien dis-donc, je vois que c'est la vraie bague.

Les points sur les hanches, elle se tourna finalement face à son visiteur et réussit à lui sourire.

_ Ce n'est pourtant pas le 1er Avril. Que me vaut cet honneur ?

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 5 Sep - 19:27

Bon on reconnaissait qu'on n'avait pas vraiment été subtil, c'était même tout le contraire. Quoi ? Désolé, mais c'était venu comme cela tout simplement, il n'y avait pas d'autres mots à dire. Et puis c'était plus pratique que de commencer un long discours n'est-ce pas ? Ouais bon, ce n'était pas en quelque sorte sympa de balancer quelque chose comme ça, ça pouvait faire l'effet d'une bombe et on dirait que c'était le cas quand il se fit alpaguer dans les appartements d'Helen et qu'elle referma derrière lui avant de rendre le tout totalement inaudible pour ceux extérieur. Oh visiblement, elle avait pris cela un peu trop au sérieux, on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir vous me direz. Cela aurait pu être amusant, mais il ne se permettrait pas, il la laissa balancer sa diatribe du moment, espérant qu'elle se calme quand elle verrait qu'il n'était pas vraiment là pour une "vraie" demande. D'autant plus que leur relation, disons qu'on se demandait encore si c'était quelque chose de sexuelle ou plus, certainement plus, on tenait à elle, mais mettre des mots là-dessus, c'était tôt. Et puis il fallait penser à ce qu'ils étaient pour la Confrérie.

Enfin bref, on la laissa se calmer, faire quelques pas dans ses appartements, en attendant on pouvait toujours l'observer, la détailler du regard, ce jean et ce petit haut, cela lui allait comme un gant. On dirait même plus, cela lui donnait des envies, il faudrait vraiment qu'il arrête de toujours la dévorer du regard comme cela. Encore heureux que cela n'arrivait que lorsqu'ils n'étaient que tous les deux, en privé, on était quelqu'un de professionnel, elle également, du coup rien de transparaissait à l'extérieur. Enfin en tout cas, il ne fallait pas qu'elle pense qu'il aurait fait cela un 1er Avril, déjà les blagues de ce genre il faisait pas. On tenait à elle en plus, on était certes joueur, mais là ce serait plus cruel qu'autre chose. Avec ces ennemis on ne dit pas, mais pas là.


"Genre je ferais une blague comme ça. Te connaissant, si cela arrivait, je me ferais couper les testicules en un rien de temps, et j'aimerais les garder encore un bon moment."

Bon il serait peut-être temps de revenir à ce qu'il venait faire par ici n'est-ce pas ? De toute façon Enrique montait la garde en quelque sorte, empêchant quiconque d'approcher ou de tenter d'écouter. On avait eu vent des rumeurs comme quoi son commandement à elle était remis en cause, on n'avait aucun doute sur le fait qu'elle les truciderait tous, mais bon, on préférait prendre les devants aussi. Au moins comme cela, on pouvait garder cette relation, non car elle serait capable de dire que c'était fini, comme il y a six ans. Si elle faisait cela, nul doute que ce ne serait même plus la peine qu'elle essaye de discuter en privé avec lui. Une fois mis à la porte pas deux ! Bref retour au sujet, il déposa l'écrin sur le bureau dans les alentours avant de se mettre à son aise avant d'expliquer la situation.

"Un client m'a engagé pour un contrat. Chez un Lord Anglais Sorcier mafieux, et l'occasion pour l'avoir est durant une soirée qu'il organise. Une soirée sur invitations."

Il sortit l'invitation avant de la poser sur le bureau également puis de reprendre la parole comme si de rien n'était en fin de compte. Ce n'était qu'une mission n'est-ce pas ? Il fallait s'en persuader. Après tout s'ils arrivaient à jouer un couple devant un public tout en restant professionnel, pourquoi ne pas y réussir ailleurs ? Bref ne pensons pas à cela mais à la mission.

"Il s'agit d'une invitation pour un couple, un mari et sa femme, et j'ai pensé à toi, en fait, il n'y a qu'avec toi que je veux faire cela. Tu sais comment je fonctionne, et idem de mon côté."

Ce qui était vrai. A vrai dire, c'était tout d'abord d'un point de vue professionnel, la seule véritablement capable de la faire avec lui. Après tout, ils se connaissaient assez bien, ils s'étaient déjà entrainés l'un contre l'autre ou ensembles par le passé ou ailleurs, elle savait comment il fonctionnait et inversement, d'un point de vue strictement professionnel, elle était sur le haut de la liste. De plus, la voir dans une belle robe de soirée, cela serait du bonus. Et cela ferait encore fonctionner à plein régime sa libido vous me direz, mais cela ne nous regardait pas du tout. Enfin il ajouta avec un sourire amusé pour la forme.

"Et j'ai toujours voulu te voir dans une de ces robes de soirée moldues."

Après il ne l'obligeait pas à accepter, il pouvait trouver un autre moyen d'intervenir, ce serait plus long, et fastidieux mais bon on pouvait toujours y arriver. Mais cette fois il avait un accès simple vers leur cible, c'était toujours mieux que de devoir à chaque fois devoir prendre des détours n'est-ce pas ? Bon la décision lui revenait, au moins, il lui avait demandée en quelque sorte. Maintenant à elle de voir ce qu'elle voulait faire. Mais on n'obligeait jamais de toute manière. Comme dans leur relation, il prenait ce qu'elle donnait, profitons des instants qu'on pouvait sans se soucier du reste.

"A toi de voir. Je peux trouver un autre moyen de l'avoir, mais pour une fois qu'on nous facilite la tâche. Tu as le choix, je tenais juste à te le proposer. 50/50 sur le contrat. Par contre je récupère la bague après. On a encore le temps pour une vraie demande."

Un sous entendu, va savoir, avec lui ce n'était jamais clair, tout comme ces sentiments en fin de compte. On tenait à elle, mais il était toujours prudent sur ce terrain là, préférant être sur de ce qu'on avait en face, de ce qu'on pensait, ce qu'on ressentait pour lui pour dire quelque chose. Non parce qu'il n'était pas du genre à se livrer comme ça, surtout si c'était pour se faire jeter. Donc il parlait toujours par sous entendu ou autre, une manière de se faire comprendre pour ceux qui le connaissaient bien.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 5 Sep - 21:32

_ "Genre je ferais une blague comme ça. Te connaissant, si cela arrivait, je me ferais couper les testicules en un rien de temps, et j'aimerais les garder encore un bon moment."

Pas faux, pensa la jeune femme en esquissant un petit sourire malin malgré elle. Elle croisa les bras sous sa poitrine et se planta sur ses appuis pour écouter l'explication qui lui était due, luttant quand même encore un peu contre l'envie de l'étrangler pour la frayeur qu'il lui avait faite.

_ "Un client m'a engagé pour un contrat. Chez un Lord Anglais Sorcier mafieux, et l'occasion pour l'avoir est durant une soirée qu'il organise. Une soirée sur invitations. Il s'agit d'une invitation pour un couple, un mari et sa femme, et j'ai pensé à toi, en fait, il n'y a qu'avec toi que je veux faire cela. Tu sais comment je fonctionne, et idem de mon côté."

Helen leva le menton et jeta un oeil méfiant sur la carte qu'il venait de poser sur la table avant de se décider à aller la prendre pour lire ce qui était écrit dessus. Quand elle eut fini, elle la remit à l'endroit exact où Richard l'avait posée et s'en éloigna. Quelque chose dans ce qu'il avait dit avait attiré son attention et ça n'avait rien à voir avec le sujet. « Il s'agit d'une invitation pour un couple, un mari et sa femme, et j'ai pensé à toi, en fait, il n'y a qu'avec toi que je veux faire cela. » Fallait-il comprendre qu'il n'y avait qu'avec elle qu'il voulait jouer au petit couple ? C'était parfois si difficile de savoir si le jeune homme sous-entendait quelque chose ou s'il avait choisi ses mots au hasard, sans extrapoler leur signification. La sorcière avait toujours l'impression d'être parano. En tous cas, même si actuellement elle lui tournait le dos, elle pouvait sentir son regard appréciateur sur elle et s'en délectait. Elle se retourna vivement pour le prendre sur le fait, au moment où il lui lançait avec ce divin sourire amusé qu'il avait toujours lorsqu'il la taquinait :

_ "Et j'ai toujours voulu te voir dans une de ces robes de soirée moldues."


Helen tira légèrement la langue et sourit à son tour pour accuser la note plaisante de cette demande.
Ne serait-ce pas bizarre si elle acceptait ? Après tout, même s'ils étaient ensemble (enfin, en quelque sorte) ils n'avaient jamais fait de sortie tous les deux. Pouvaient-ils vraiment faire leur première sortie en amoureux sous une fausse identité et dans le cadre d'une mission ? N'était-ce pas trop d'adrénaline pour un premier rencard ? La jeune femme n'en savait rien et, quelque part, elle préférait ce scénario à une promenade tranquille dans une gondole vénitienne conduite par un italien chantonnant mièvrement une ballade pour tourtereaux.

_ "A toi de voir. Je peux trouver un autre moyen de l'avoir, mais pour une fois qu'on nous facilite la tâche. Tu as le choix, je tenais juste à te le proposer. 50/50 sur le contrat."

Et en plus, il était fair play. Richard aurait pu demander plus que 50/50 étant donné que c'était lui qui avait ramené le contrat mais il semblait qu'il avait décidé de se contenter de la moitié. Ou alors s'en contentait-il afin de s'assurer de l'acceptation de sa collègue ? Dans les deux cas, l'affaire était intéressante. Helen n'avait même pas besoin de lui demander le montant de la prime. Elle savait que le seigneur de la guilde ne faisait pas les petits contrats. Et puis honnêtement, elle s'en fichait de ramasser le pactole. Ce qui était davantage pour l'intéresser était de jouer l'épouse de l'homme qu'elle fréquentait. Ce ne serait pas vraiment comme de l'avoir épousé lui puisqu'ils endosseraient une fausse identité mais quand même... Il leur faudrait se comporter en amoureux et, pour une fois, laisser parler ce magnétisme mystérieux qui existait entre eux. Cela ressemblait à un défi et Helen adorait ça.

_ "Par contre je récupère la bague après. On a encore le temps pour une vraie demande."

Cette fois-ci, la sorcière rit doucement et attrapa un oreiller pour le lancer sur Richard qui pouvait l'esquiver sans difficulté. Passant en revue dans sa tête ses différents choix de robes de soirée, elle s'approcha de son homme et posa ses deux mains à plat sur son torse solide avant de le fixer dans le blanc des yeux. Elle inclina la tête et leva le menton pour déposer un léger baiser sur ses lèvres. Sa résolution de le quitter s'était envolée pour le moment.

_ Je le veux, murmura-t-elle contre sa bouche avant de s'écarter et de lui tendre la main gauche en agitant ses doigts comme pour appeler l'alliance.

Elle n'arrivait pas à croire qu'il allait lui faire porter LA bague des madames Rahl de génération en génération. Prémonitoire ou au contraire porte-poisse ? L'avenir le lui dirait.
La jeune femme regarda quelques instants l'anneau avec émerveillement avant de retourner à des considérations plus pratiques et liées à la mission.

_ Ca veut dire que tu vas porter un smoking ? Je parie que tu es très mignon, déguisé en pingouin, le taquina-t-elle gentiment en frôlant son nez avec le sien. Tu as intérêt à amener ton inhalateur parce que je compte bien être à couper le souffle. Tous les hommes de la petite fête seront jaloux de toi.

Son brillant esprit de compétition était encore à l'oeuvre. Ca, et sa conviction que pour passer inaperçu il ne faut pas nécessairement se cacher. Au contraire.

_ OK. Qui est le petit veinard qui doit mourir, de combien d'hommes est composée sa garde rapprochée et c'est quoi le plan ?

Malgré le fait qu'elle était totalement concentrée sur les réponses à ses questions, elle ne pouvait pas s'empêcher de caresser la nuque de Richard d'une main et d'agripper sa chemise de l'autre. C'était plus fort qu'elle : quand ils étaient en présence l'un de l'autre, il fallait qu'elle le touche. Elle avait l'impression que ce phénomène avait empiré depuis qu'ils avaient recouché ensemble.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Mar 6 Sep - 11:23

Non ? Quoi, cela serait amusant de la voir en robe de soirée, de plus c’était plus une taquinerie qu’autre chose, il sourit d’ailleurs amusé en la voyant lui tirer la langue et surtout en évitant le coussin quand même. Au moins on avait détendu l’atmosphère non ? Son sourire devint plus malicieux quand elle s’approcha de lui, se collant à nouveau contre lui, sentir de nouveau ses mains sur lui, sans oublier ce léger baiser, cela vous ferait presque oublier la mission non ? Dommage, on revint vite à la réalité quand elle accepta, d’une manière toute symbolique vous me direz. A croire qu’ils étaient vraiment entrain de se fiancer non ? On dirait seulement. Récupérant la bague qui trônait toujours au même endroit, il la fit passer à sa main, car visiblement elle attendait, impatiente. Il releva les yeux, amusés, vers elle avant de murmurer quelques petits mots.

"Ca fait très cliché tout ça !"

Ah son esprit de compétition, oui sur le coup, il ne saurait rivaliser avec elle, lui en robe, cela ne le ferait pas vraiment, déjà que mettre un smoking ce n’était pas dans son style habituel vous me direz. Mais difficile par moment de penser à la mission quand on avait sa « femme » en quelque sorte contre lui, et qu’elle jouait toujours ce petit jeu de compétition entre eux, mais bon, il fallait savoir rester professionnel. Il ne se doutait pas qu’elle serait époustouflante dans une robe de soirée, ce qui serait un plus durant cette soirée pour réussir à attirer les regards d’un côté, et pouvoir se faufiler de l’autre en quelque sorte.

"Je n’en doute pas, du moment que ce qu’il y a sous la robe m’est entièrement réservé."

Enfin revenons quelque peu à la mission quand même, même s’il venait de passer ses bras autour de sa taille pour la garder contre lui, dingue à quel point, ils avaient besoin d’être proches l’un de l’autre, de pouvoir se toucher, de pouvoir à nouveau s’embrasser, à croire qu’ils n’en avaient jamais assez, peut-être que c’était vrai, que leur proximité était comme une drogue et qu’on avait toujours besoin d’y goûter à nouveau. Enfin bref, dans une autre situation, il aurait profité de la situation, mais ce n’est pas comme s’il avait vraiment le temps pour cela aujourd’hui. Quand bien même c’était tentant vous me direz.

"Lord Henrich Decooster, l’un des nombreux profiteurs de la chute de Voldy pour développer son commerce au black. La mafia locale en quelque sorte. Il y aura environ une dizaine de gardes dans la salle de réception, sans compter ceux à l’extérieur de la propriété qui seront du même nombre. On peut compter également sur ceux présents dans les autres parties de la propriété, du coup, pour agir, la meilleure chance reste durant la réception. Beaucoup de témoins, de la foule, plus facile de tuer quelqu’un silencieusement avec un poison que de s’infiltrer pour tuer tout le monde.

Toi ou moi, tout dépendra des circonstances, une petit piqûre, un touché pour transmettre le poison qui agit plusieurs minutes ensuite, histoire de ne pas devenir le suspect numéro un."


Simple comme plan non ? Il suffisait de se comporter comme un couple en extérieur, devant du monde, de jouer la bienséance, de saluer leur hôte, de faire comme s’ils étaient vraiment leurs rôles et tout devrait bien se passer. Avec le nombre de témoins, il serait aisé de ne pas se faire remarquer dans un meurtre aussi silencieux, tout le monde y verra que feu après tout. Enfin c’était ça le plan. Enfin c’était comme cela qu’il voyait les choses.

"Et maintenant, je vais filer me préparer ou je risque de vouloir t’enlever ce joli petit jean et ce haut pour te faire l’amour sur ce bureau."

Avant de déposer ses lèvres sur les siennes, forçant le barrage de ses lèvres, mêlant sa langue à la sienne, avant de se reculer en souriant amusé, juste un avant-goût pour plus tard. Il lui tapota une fesse avant de se dégager de l’étreinte et de se diriger vers la sortie, mais avant de sortir, il rajouta quelque chose, pour l’amusement, bien qu’on le pensait sérieusement.

"Si tout se passe bien, on fêtera cela en privé Chérie."

Sourire malicieux avant de filer rapidement d’ici, avec l’adrénaline, ce soir après tout cela, nul doute que cela serait torride entre eux, mais n’y pensons pas tout de suite, il devait se préparer pour l’instant, et on ressortait des appartements déjà plus calmes qu’à son arrivée. Comme quoi, cette relation était bénéfique pour lui. Bien la première fois qu’il voyait une relation d’un bon œil.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Jeu 8 Sep - 22:28

_ "Ca fait très cliché tout ça !"

Helen adorait les comédies romantiques et seul son père le savait. Quand elle n'avait pas de mission, elle aimait bien se recroqueviller dans son canapé avec un bol de céréales devant un film gluant de mièvrerie. Elle savait toujours comment le scénario finissait mais elle aimait bien voir les amoureux en baver avant de finalement pouvoir être ensemble. Son film préféré était The Holiday. Elle pleurait toujours quand Cameron Diaz se décidait à quitter Jude Law et l'Angleterre pour retourner à Los Angeles, même si elle savait pertinement qu'elle ferait demi-tour pour aller le rejoindre au final. A la fin du film, elle émergeait de la pile d'oreillers dont elle s'était entourée pour se réconforter et se se trouvait ridicule. Elle était l'un des meilleurs assassins en service à l'heure actuelle et elle jouait la sentimentale comme une midinette dans son salon. Est-ce que Richard aimerait connaître cette partie d'elle-même ? Il y avait tant de choses qu'il ignorait encore...

_ "Je n’en doute pas, du moment que ce qu’il y a sous la robe m’est entièrement réservé."

Le jeune homme souriait mais son amante savait qu'il ne plaisantait pas vraiment à ce sujet. D'ailleurs, il venait de passer un bras autour de sa taille pour la rapprocher de lui. Helen posa ses mains sur les épaules solides du seigneur et lui sourit. Ca faisait environ deux semaines qu'ils avaient commencé à se refréquenter et ils n'avaient pas parler d'exclusivité. Toutefois, elle était contente de savoir que pour lui cela semblait aller de soi.
Plus Richard la serrait contre lui et plus elle l'enlassait étroitement. C'était comme s'ils essayaient de s'absorber l'un l'autre. Elle eut beaucoup de mal à se concentrer pour écouter le résumé du plan qu'il lui fit ensuite mais elle tint bon. Elle hocha la tête à intervalles irréguliers pour montrer son assentiment.

_ "Et maintenant, je vais filer me préparer ou je risque de vouloir t’enlever ce joli petit jean et ce haut pour te faire l’amour sur ce bureau."

Le traître ! Avec ces mots il venait de l'allumer comme une bougie et elle se sentait déjà devenir un peu fièvreuse. Ce fut pire quand il se pencha pour l'embrasser langoureusement. Helen se pressa contre lui en retenant son souffle et en mettant toute sa bonne volonté dans ce baiser. Il prit fin trop tôt hélas. Quand Richard lui claqua la fesse avant de se détacher d'elle, la jeune femme ouvrit la bouche en un cercle parfait pour pousser une exclamation outrée. Puis elle sourit.

_ "Si tout se passe bien, on fêtera cela en privé Chérie." sousentendit-il avec malice avant de se diriger vers la porte avec résolution.

Helen lui sourit jusqu'à ce qu'il disparaisse derrière le panneau de fer, puis elle se laissa tomber à la renverse sur le lit en soupirant d'aise. Elle resta quelques secondes sans bouger avant de porter sa main gauche au dessus de son visage pour admirer l'anneau qui se trouvait à son doigt. C'était pour de faux mais quand même, il lui allait drôlement bien. Et elle avait cette impression absurde de sentir en elle la force de toutes les madames Rahl réunies. D'ailleurs, comment réagiraient-elles si elles savaient que leur descendant confiait ce trésor à une femme qui ne serait son épouse que quelques heures et seulement pour les besoins d'une mission ?

La jeune femme décida de mettre de coté ce genre de questionnements et de se focaliser sur la mission. Elle bondit sur ses pieds et fila sous la douche où elle lava corps et cheveux. Quand elle sortit de la salle de bain, enveloppée d'une serviette toute douce, elle alla ouvrir en grand les portes de l'armoire où se trouvaient diverses tenues pour ses missions. Il y en avait une qu'elle n'avait encore jamais utilisée et qui irait parfaitement pour l'occasion. Une robe de soirée fabriquée par Etos en personne, cet illustre sorcier au génie n'ayant d'égal que son arrogance. Elle avait eu bien du mal à l'avoir d'ailleurs...



        FLASHBACK (élaboré avec la conssentement et la participation du joueur d'Etherius)

        _ J'ai besoin d'une nouvelle robe, lâcha Helen en voyant les Edolga franchir la porte de leur propre maison.

        _ Pas autant qu'une leçon de politesse, maugréa le scientifique après avoir marqué un arrêt du à la surprise de trouver quelqu'un chez lui. Mais j'imagine que l'effraction est le moindre de vos crimes, ajouta-t-il en refermant à triple tour les verrous derrière sa soeur.

        _ Helen ! s'écria Catriona en s'élançant joyeusement vers leur visiteur.

        Cette dernière l'accueillit avec un sourire chaleureux. Elle aimait bien cette jeune fille, toute bizarrement déphasée soit-elle. Elle sortit une sucette à la fraise de sa manche et la lui tendit. La demoiselle la prit sans se faire prier, le visage rayonnant, et sautilla jusque dans le salon pour s'effondrer dans le canapé.
        Etherius ne fit pas cas de son envahisseur et alla à la cuisiner pour faire chauffer de l'eau pour son thé. Helen le suivit et fixa sa nuque jusqu'à ce qu'il craque et finisse par se retourner vers elle pour s'exaspérer :

        _ Quoi ?

        _ J'ai besoin d'une nouvelle robe, répéta la jeune femme en haussant les épaules.

        _ Les magasins en sont plein. Ne me dîtes pas que vous venez me demander de l'argent de poche. Votre fortune est sans doute aucun supérieure à la mienne.

        Helen sourie avec malice.

        _ En réalité, précisément, c'est un tissu que je veux.

        Le sorcier farfouilla quelques secondes dans un placard envahi de sachets de thé en tous genres avant de demander, d'une voix égale qui feignait le désintéressement total :

        _ Et qu'est-ce qui vous empêche de l'obtenir ?

        La jeune femme croisa les bras sous sa poitrine avant de se laisser aller contre le mur.

        _ Il n'existe pas. Enfin, pas encore...

        Cette fois, Etos se détourna de sa préparation pour considérer Helen avec une curiosité qu'il cachait mal. Il fronça les sourcils le temps de la détailler sommairement et se détourna pour surveiller l'eau de la casserole. De longues minutes s'écoulèrent en silence avant qu'il ne finisse par craquer :

        _ Quelles propriétés ?

        _ Aucune lame ne pourrait le transpercer.

        _ La cote de maille ?

        _ Pitié, beaucoup trop lourd. Et très disgracieux pour une robe, non ? Je veux pouvoir aller à un cocktail tout en pouvant me battre avec.

        _ Vous allez à de bien étranges soirées, majesté, railla le génie danois en coupant le feu de la gazinière.

        _ Vous n'avez pas idée, mon cher Etos.

        Helen décroisa les bras et sortit de la cuisine.

        _ Quand pourrais-je en disposer ? demanda-t-elle le plus naturellement du monde.

        _ Je n'ai pas dit que ce serait réalisable, lui fit remarquer le jeune homme en introduisant un sachet de thé noir dans une tasse de porcelaine encore vide.

        _ J'ai foi en vos capacités. Comparée aux merveilles de technologie que vous inventez, ma commande vous paraîtra un jeu d'enfants.

        _ C'est juste, mais je n'ai pas dit que j'acceptais, reprit l'autre en versant de l'eau dans la tasse.

        _ Je n'ai pas dit que je vous laissais le choix, rétorqua Helen en quittant la maison.



Robe :
Spoiler:
 

Helen passa la robe rouge qui semblait avoir été moulée sur son corps et s'observa quelques secondes dans le miroir sur pied au fond de la pièce. Etherius n'avait pas pris de mesures sur elle avant de réaliser la robe, ce qui voulait dire qu'il avait manifestement le compas dans l'oeil.
La jeune femme posa son pied droit sur le lit et remonta le tissu jusqu'à sa taille. Elle attrapa ruban rouge et le noua sur sa cuisse avant de fixer solidement avec deux dagues qu'elle avait miniaturisé à l'aide du sortilège reducto. Puis elle ramena ses cheveux en chignon sur sa tête qu'elle fixa à l'aide d'un poignard lui aussi réduit. Quelques mèches s'échappèrent de la coiffure pour lui donner un air moins sévère. Cela mettait grandement en valeur son cou fin et désirable. Sur sa main droite, elle plaça deux bagues discrètes contenant des poisons différents. Elle passa autour de son cou d'une longue chaîne en argent dont le médaillon tomba lourdement entre ses seins, grâce au décolleté très prononcé de la robe. Un peu de maquillage sur les yeux et voilà que la reine était prête à rejoindre son roi pour se rendre au bal.

Richard n'avait rien dit sur l'endroit où ils devaient se retrouver alors Helen préféra ne pas bouger. Elle entrouvrit juste un peu la porte de sa chambre pour lui indiquer qu'il pouvait entrer sans frapper et elle s'installa confortablement dans le fauteuil de cuir près du bureau, le même bureau sur lequel son amant avait menacé de la prendre un peu plus tôt. Vivement que cette mission soit finie. L'attendant, la belle hispano-française porta la bague des Rahl à sa vue et la détailla encore une fois avec émerveillement.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Ven 9 Sep - 15:34

Il avait bien fait de partir, il se connaissait, il aurait été capable de lui sauter dessus, et ils avaient plus urgent à faire. C’était fou quand même de voir que ni l’un ni l’autre ne pouvaient s’empêcher d’avoir un contact physique, il fallait toujours qu’il y ait une interaction entre eux, toujours une proximité. Sans que cela soit un combat entre eux, non simplement une attirance physique bien présente qui se traduisait par bon nombre de gestes. Mais il n’y avait pas que cela. Enfin il n’allait pas revenir sur ce qui se passait entre eux, pour l’instant on devait penser à son contrat évidemment et rien d’autre. Et quand bien même cette petite soirée serait une manière de s’afficher en couple, ce n’était pas pour autant qu’il allait négliger sa mission. Il ne le faisait jamais, et ce ne serait pas maintenant que cela arriverait en fin de compte.

Toujours est-il que pour le moment, il regagna ses propres quartiers, il était temps également pour lui de mettre sa tenue de soirée. Il n’aimait pas vraiment mettre des costumes, cela lui faisait ressembler à un pingouin, et ce n’était pas assez souple pour pouvoir faire ce qu’il voulait. Ca donnait un genre qu’il n’appréciait pas, mais pour une mission, il fallait bien faire. On se voyait mal débarquer durant cette soirée, avec le capuchon sur la tête et les armes de sorties. Enfin arrivant dans ses quartiers, il observant le costume. Bien, il était temps dans ce cas. Fort heureusement, ce costume avait été créé dans des matières un peu plus extensibles que celles de d’habitude, ainsi ses mouvements n’en étaient pas limités, sans oublier les quelques astuces qui se trouvaient dedans. Parfois on aimait vraiment la magie.

Il retira ses affaires du moment, avant de commencer à enfiler ses affaires d’un soir. Sans oublier également de mettre le fameux nœud papillon, sans toutefois trop le serré autour de sa gorge. Tout en noir, l’élégance même, vous allez me dire, cela restait un simple costume avec nœud papillon, mais malgré tout, cela avait l’air de lui aller, bien qu’il ressemblait toujours à un pingouin quand même. Mais nous n’étions pas à un concours d’esthétisme ou pour savoir qui serait le mieux habillé pour la soirée. Pour l’instant, il était temps également de récupérer ses armes et surtout de les placer. La baguette tout d’abord, planqué au niveau de son poignet droit par un sortilège de désillusion dans le porte baguette, dans la veste de costume, à l’intérieur, des poches sans fond, il put y mettre notamment une arme à feu avec un silencieux pour l’occasion. Ainsi ce n’était pas perceptible, ce n’était pas voyant, et on avait beau touché le tissu, on ne sentirait pas l’arme si on ne souhaitait pas la prendre dans la poche. Donc il était tranquille. Il ajouta au niveau de ces manches, deux petites barrettes, renfermant un poison à effet retardateur, on ne sait jamais. Et ce serait bon pour ce soir, il ne prendrait pas d’armes blanches, Helen prenant certainement les siennes. On la voyait rarement sans.

En tout cas désormais il était prêt. Si on oubliait le fait qu’il fallait mettre des chaussures pour l’occasion, et pas des rangers comme on avait l’habitude. Parfois il fallait savoir faire des sacrifices. En tout cas, on était fin prêt. Il avait laissé l’invitation chez Helen, il ne restait donc plus qu’à aller la chercher et s’y rendre. Le transplanage se ferait aisément, enfin jusqu’aux limites des protections de la propriété de ce Lord. Il fallait garder un profil bas quand même, forcer les protections c’était pas le but de leur entrée. Il sortit de ses appartements avant de reprendre la marche vers les appartements d’Helen. Il dut s’habituer à marcher avec des chaussures normales, avant d’accélérer le pas, la soirée commencerait bientôt, autant être à l’heure.

Au moment d’arriver devant chez elle et de frapper, il vit qu’elle avait laissé la porte entrouverte, une invitation en tout cas, il ne se gêna pas pour entrer vous me direz, elle était là, prête, l’attendant, et la robe, miam, disons que rien que de la voir ainsi, il voulait en faire son quatre heures, son dîner, son petit déjeuner et son déjeuner. Elle allait sans nul doute en mettre plein la vue ce soir, tout aussi bien pour charmer leur hôte et plus facile pour lui ôter la vie n’est-ce pas ? Il sourit, malicieusement en la voyant fixer la bague. A force, on pourrait croire qu’elle essayait de lire en elle, ce n’était qu’une bague.


"Tu sais, la fixer, ça ne la fera pas disparaître ou la faire grandir."

En attendant, il l’admirait, l’observant sans vergogne, quoi ? Après tout, elle avait mis une tenue qui la mettait irrémédiablement en valeur – même si pour lui tout la mettait en valeur – et il ne pouvait s’empêcher de penser à ce qu’il pourrait faire après cette soirée avec elle dans cette robe. Enfin essayons quand même de rester professionnel non ?

"Tu vas en mettre plein les yeux ce soir, si c’était une vraie sortie, je t’aurais plus couverte que ça."

Il montrait en quelque sorte sa possessivité, sans vraiment le dire, mais disons qu’il ne partageait pas, c’était sous entendu, mais c’était là. Enfin on parlera de la propriété de l’un pour l’autre plus tard peut-être, ou pas. Mais nul doute que même si cette soirée s’annonçait professionnel, et que l’on devait agir dans ce sens, il n’allait pas se priver de pouvoir en profiter en sa compagnie. La première sortie, et quoi de mieux qu’un contrat pour sortir en couple ? Comme quoi il ne prenait pas leur histoire pour une simple histoire de fesses, et oui, il avait un cœur.

"Tu es prête ?"

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Ven 9 Sep - 23:05

Bien qu'Helen ait entendu la porte tourner sur ses gonds, son cerveau n'avait pas associé cela au fait que Richard soit entré dans la chambre alors quand elle entendit sa voix, elle sursauta un peu et reposa rapidement sa main sur l'accoudoir du fauteuil pour cacher le fait qu'elle admirait l'alliance.

_ "Tu sais, la fixer, ça ne la fera pas disparaître ou la faire grandir," glissa-t-il avec un sourire malicieux.

Zut ! Il l'avait remarqué. La jeune femme décida d'ignorer sa raillerie et se leva souplement. Elle passa une main sur sa robe pour casser les plis imaginaires du tissu flamboyant. Son amant la caressait tout entière du regard. Elle pouvait presque le sentir physiquement. Et encore, pensa-t-elle, il ne l'avait pas encore vue de dos et ne savait pas à quel point le tissu tombait bien sur ses reins.

_ "Tu vas en mettre plein les yeux ce soir."

Helen inclina légèrement la tête en guise de remerciements.

_ "Si c’était une vraie sortie, je t’aurais plus couverte que ça."


Cette phrase la laissa pensive. Qu'entendait-il par là au juste ? Qu'il ne permettrait jamais à sa véritable épouse de sortir dans ce genre de tenues ? Pourquoi ? Parce qu'elle l'embarrassait ou parce qu'il ne voulait que quelqu'un d'autre que lui profite du tableau ? C'était assez ambiguë et la belle hispano-française n'était pas totalement sûre qu'il s'agisse d'un compliment. Pourtant, l'assassin souriait...

_ "Tu es prête ?"

Comme les scouts ! Helen trottina avec aisance sur ses talons jusqu'à la commode et en sortit une pochette Prada en satin rouge. Elle n'avait rien à y mettre dedans mais une femme devait avoir un sac à main, sinon c'était louche. Histoire de ne pas l'emmener vide, elle y fourra tout de même un paquet de mouchoir et un stylo. Finalement, elle lui jeta un sortilège d'extension et y ajouta sa baguette magique. D'un geste explicite, elle proposa à Richard d'y mettre la sienne s'il voulait l'emporter sans s'encombrer.

_ Très bien. Alors je m'appelle Elizabeth Laughton mais bien sûr tu m'appelles Lizzie. Nous sommes mariés depuis quoi ? ... Disons 6 ans ? J'imagine que je n'ai pas besoin de travailler. Je dois probablement passer mes journées à peindre et m'occuper des fleurs de notre propriété. Comme c'est passionnant !

Ironie bien sûr. Helen serait morte d'ennui.

_ Je me demande si on a des enfants... Ton client a été un peu avare de détails. D'ailleurs, toi, que fais-tu dans la vie, mon chéri ? Comment subviens-tu aux besoins de ta magnifique femme ?

Mieux valait qu'ils accordent leurs violons pour ne pas faire de boulette. Heureusement, elle avait compris que les convives ne se connaissaient pas visu. Mais peut-être se connaissaient-ils déjà un peu de noms. Si c'était une communauté fermée et secrète, les Laughton devaient vraiment correspondre à quelqu'un, sans quoi pas d'invitation.
Helen aurait exigé de son client qu'il lui fournisse tous les détails qu'il avait sur les autres convives. Elle aurait étudié leur profil et sut sur quel plan jouer. Là, elle y allait presque à l'aveugle et quand elle s'interrogeait sur les raisons de cette prise de risque, elle revenait toujours à la même conclusion : pour jouer la femme de Richard le temps d'une soirée. Il fallait espérer que le prix à payer ne serait pas trop élevé...

_ Désolée, souffla-t-elle avec douceur. J'aime que tout soit plannifié. Ca évite de se faire avoir comme des bleus.

Elle le rejoignit de sa démarche hypnotique de chat, sans le quitter des yeux, et glissa ses doigts sur les épaules de son homme pour venir lentement masser sa nuque de sa main gauche. La droite s'était arrêtée sur sa joue bien rasée pour l'occasion sans doute. Elle posa ses lèvres contre les siennes pour susurrer :

_ J'en oublie même de te dire à quel point tu es beau dans ton costume, mon coeur.

Helen ferma les yeux et l'embrassa avec une lenteur délibérée.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Sam 10 Sep - 8:35

il fallait toujours qu'avec elle, tout soit planifié pour ne pas se lancer dans l'inconnu. Lui fonctionnait au contraire à l'instinct, se lançant dans l'aventure sans chercher, quelque part, ils s'accordaient l'un à l'autre, ils se complétaient non ? Encore heureux que côté sexuel, elle ne planifiait rien quand même. Enfin toujours est-il qu'elle n'avait pas tout à fait tord en demandant des détails. Il avait décliné l'offre pour ranger sa baguette, à vrai dire, la sienne était déjà correctement placé à son bras donc c'était bon, on doutait franchement que quelqu'un viendrait voir ce qu'il avait là, et surtout s'il arrivait à la détecter. Enfin toujours est-il que gardant son regard sur elle, il reprit la parole, elle voulait qu'ils mettent au point leur couverture, ils allaient le faire. A vrai dire, il s'était quand même un renseigné malgré tout. On n'était pas cinglé !

"Les Laughton sont mariés depuis huit ans en fait, ils sont, enfin James est spécialisé dans l'import/export, dans le langage correct mais pour faire simple c'est un vendeur au marché noir d'artefacts magiques, baguettes, balais trafiquées, contrebande, pour cela qu'ils sont invités ce soir. Sa femme s'occupe de tout ce qui est gestion de cette entreprise, visiblement, elle qui tient les comptes, ce qui évite les fuites, même si elle s'occupe aussi de la maison au vu de ce que j'ai pu avoir comme renseignements en si peu de temps.

Quand aux enfants, visiblement, d'après ce que j'ai pu savoir, ils essayent d'en avoir, au moins un, pour faire durer l'entreprise familiale."


C'était tout ce qu'il avait pu glaner comme informations. Il sourit, amusé, elle n'avait pas à être désolée de demander des détails quand même, on pouvait aisément comprendre pourquoi elle le faisait, par contre, si elle continuait ainsi, ils n'iraient jamais à cette soirée. Même un simple touché était électrisant entre eux. Il répondit à ce baiser, lentement, avant d'y mettre un terme, ils auraient le temps pour cela plus tard, et s'il commençait, il ne saura jamais s'arrêter à vrai dire, donc il valait mieux y mettre un terme maintenant.

"Et ce n'est rien que pour tes yeux, et on va s'arrêter là, ou nous n'irons jamais à cette soirée."

Sourire malicieux en passant délicatement une main sur sa joue, puis de lui présenter son bras, comme un parfait gentleman, désormais, il était temps d'y aller quand même. Il récupéra d'ailleurs au passage les invitations, il valait mieux pas les oublier, avant qu'on sorte malgré tout d'ici. La soirée commencerait bientôt, il était d'y aller, et surtout de ne pas être en retard. Bien sur, le temps d'aller des appartements d'Helen, jusqu'aux aires de transplanage de la base, on eut le temps de se faire remarquer par les Assassins de présents dans les parages, mais bon, ce n'était pas pour autant que cela disait quelque chose. A vrai dire, vu que déjà ce n'était pas la tenue conventionnelle, tout le monde se doutait bien qu'ils allaient travailler en quelque sorte. Arrivant aux aires de transplanage, Richard les fit transplaner tous les deux pour arriver devant les grilles d'un manoir. Une légère fraîcheur mais on pouvait être sur que leur hôte avait placé des sortilèges de chauffage même ici pour éviter que le froid mordant de l'hiver ne les prenne.

Deux gorilles devant les grilles déjà, un peu plus loin, un longue allée menant à un manoir ou visiblement entrait beaucoup de personnes, on pouvait déjà distinguer les gardes au niveau des portes fenêtres du manoir, certains étaient dans le jardin également qui se trouvait tout autour de la propriété, sans oublier que la partie la plus proche du manoir était éclairée, même les allées y accédant. En tout cas, même si on se trouvait à plusieurs dizaines de mètres de l'entrée, on pouvait remarquer qu'il y avait de l'ambiance dans les parages, mais avant il fallait passer les deux gardes à l'air patibulaire, juste devant eux, qui attendaient visiblement qu'on montre patte blanche ou l'invitation. En tout cas, ils n'étaient pas les derniers, d'autres arrivaient juste après eux. Que le spectacle commence n'est-ce pas ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Dim 18 Sep - 20:10

_ "Les Laughton sont mariés depuis huit ans en fait, ils sont, enfin James est spécialisé dans l'import/export, dans le langage correct mais pour faire simple c'est un vendeur au marché noir d'artefacts magiques, baguettes, balais trafiquées, contrebande, pour cela qu'ils sont invités ce soir. Sa femme s'occupe de tout ce qui est gestion de cette entreprise, visiblement, elle qui tient les comptes, ce qui évite les fuites, même si elle s'occupe aussi de la maison au vu de ce que j'ai pu avoir comme renseignements en si peu de temps."

Yeah ! Helen était ravie de savoir qu'elle n'allait pas devoir jouer la potiche de service. Elle l'aurait fait si elle avait du bien sûr mais c'était quand même mieux d'avoir un vrai rôle à jouer, même si cela comportait les risques qui allaient avec. Elizabeth Laughton était donc une sorte de pilier sur lequel son époux pouvait s'appuyer. Helen imaginait une femme souriante mais inébranlable. C'était totalement dans ses cordes.

_ "Quant aux enfants, visiblement, d'après ce que j'ai pu savoir, ils essayent d'en avoir, au moins un, pour faire durer l'entreprise familiale."

La jeune femme hocha la tête gravement tout en réfléchissant à la manière dont elle allait pouvoir utiliser cette information.
Richard répondit avec douceur à son baiser mais y mit rapidement un terme. Leurs regards se croisèrent et elle sut qu'ils pensaient exactement à la même chose à cet instant précis. Elle lui sourie avec malice et passa discrètement le bout de sa langue sur sa lèvre inférieure, comme pour récupérer un peu de la saveur de son amant, histoire de survivre le temps où ils devraient rester concentrés sur la mission.

Le seigneur de la guilde lui présenta son bras et elle ne se fit pas prier pour s'y pendre. Avant que son compagnon n'ouvre la porte de ses appartements pour les faire sortir tous deux dans le couloir, Helen appliqua un masque de parfaite indifférence, voire même de légère répulsion. Les assassins de sa base savaient bien qu'elle ne portait pas vraiment Richard dans son coeur à cause de son esprit de compétition et elle ne voulait pas qu'ils sachent que les choses avaient changé, même si des rumeurs commençaient déjà à courir. Elle voulait seulement avoir l'air d'un assassin partant en mission et non d'une jeune fille allant à son bal de promo.
Cependant, à mesure qu'ils avançaient dans les couloirs, elle se rendit vite compte que ce n'était du tout son visage que ses collègues regardaient, mais plutôt ce que sa belle robe cachait peu et la manière dont le tissu flamboyant tombait de ses reins. Sa gorge se serra. Assaillie par leurs regards, elle avait le sentiment d'être complètement nue. Relevant un peu plus le menton, elle lâcha un sombre « qu'est-ce que tu regardes ? » à un assassin dont la mâchoire menaçait de se décrocher.
Le couple arriva enfin à l'aire de transplanage. Avant de s'en remettre à la direction de Richard, la jeune femme crispa ses doigts sur la manche de son costume pour être sûre de ne pas être désartibulée.

WHOOSH



WHOOSH.

Un manoir immense se découpait dans le ciel devant eux. La lueur blanchâtre de la lune lui donnait une allure un peu menaçante. Helen prit une profonde inspiration et lâcha la manche de son camarade avant de la défroisser brièvement mais avec application. Puis elle releva la tête vers la bâtisse et commenta à voix haute :

_ Charmant !

Elle glissa son bras sous celui de Richard et ils avancèrent jusqu'aux gorilles endimanchés. Ignorant le fait qu'ils la déshabillèrent métaphoriquement des yeux, elle leur adressa un ravissant sourire et se tourna vers son « époux » pour plonger sa main agile dans la poche intérieure de sa veste et y récupérer les invitations. Elle les tendit sans un mot aux gardiens et fit mine de recommencer à lisser la manche de costume de son escorte, comme si c'était un toc pour elle – enfin son personnage – que tout soit absolument impeccable.
Les gorilles pointèrent leurs baguettes sur les petits cartons et durent lire une sorte de signature magique qui gageait de leur authenticité. Le test fut concluant mais ce n'était pas terminé.

Un des gaillards s'éclaircit la gorge et déclara qu'une fouille était obligatoire. Il demanda donc à Richard d'écarter les bras avant de flatter son costume à la recherche d'armes. Cet abruti n'effleura même pas les manches, qui cachaient mine de rien tout ce que le seigneur avait emporté. Le larbin se tourna ensuite vers Helen qui haussa un sourcil.

_ J'espère que vous plaisantez. Où diable voulez-vous que je cache quelque chose ? Railla-t-elle en désignant son buste moulé à la perfection dans la soie rouge.

Le type, malgré son envie visible de tout même vérifier – plus par perversion que par acquis de conscience d'ailleurs -, dut estimer qu'elle n'avait pas tord. Il lui demanda néanmoins d'ouvrir sa petite pochette pour jeter un oeil à l'intérieur, ce qu'elle fit sans rechigner étant donné qu'il fera chou blanc.

_ Madame Laughton, Monsieur Laughton. Lord Henrich Decooster est ravi de vous accueillir en son humble demeure. Vous êtes priés de remonter cette allée qui vous mènera directement au grand salon.

Ils avaient passé la sécurité et ils étaient entrés. Maintenant, ils ne pouvaient probablement plus rien se dire qui ne soit pas du jeu car il y avait fort à parier que la maison et les alentours étaient truffées de caméras et de micros. Si leur hôte était aussi important que le client le pensait, il ne devait pas avoir lésiné sur les moyens d'assurer sa sécurité.

Le manoir était aussi richement meublé qu'on pouvait s'y attendre. Cependant, Helen n'eut pas le temps d'admirer les dorures. Dès qu'ils posèrent un pied sur le marbre de l'entrée, un homme surgit devant eux comme un diable sortant de sa boite. Il avait une cinquantaine d'années peut-être et portait un costume clairement taillé sur mesure, de très bonne facture. Ses cheveux étaient gominés vers l'arrière et ses yeux inquisiteurs étaient à moitié cachés derrière des lunettes en demi-lune aux branches très fines. Son air sévère s'effaça et un sourire sans joie étira ses lèvres.

_ Nous nous rencontrons enfin, Laughton. Je peine à croire qu'il nous a fallu si longtemps. Je me présente : Lord Henrich Decooster.

Il échangea une brève poignée de main avec Richard avant de reporter son attention sur Helen et d'ajouter :

_ Et vous devez être Madame Laughton. Ma chère, j'aimerais dire qu'on m'avait conté votre beauté car elle le mérite grandement mais la vérité est que nulle personne en ce monde n'a su me dire à quoi pouvait bien ressembler les meilleurs faussaires d'Angleterre. C'est une bonne chose bien sûr. J'apprécie la discrétion. Mes hommages donc, Madame.

_ Je vous en prie, appelez-moi Elizabeth, my Lord, glissa Helen dans un sourire avant d'abandonner sa main dans celle de leur hôte afin qu'il y dépose un léger baiser.

_ Seulement si vous m'appelez Henrich en retour, rétorqua le bonhomme en lui rendant son sourire et sa main. Car c'est là le privilège des belles femmes.

La jeune femme hocha la tête. Lord Decooster revint finalement sur Richard pour dire :

_ Voyez un peu qui se trouve déjà là, Laughton. Je crois que vous trouverez quelques âmes intéressées par votre affaire et votre expertise. Nous aurons une réunion plus tard dans la soirée à ce sujet. Je vous laisse, je dois aller saluer mes autres invités.

Le propriétaire des lieux disparut à la vitesse à laquelle il était apparu.
Le moins que l'on puisse dire c'était qu'il n'était pas du tout comme ce qu'Helen avait imaginé. Elle s'attendait à voir un homme grand et sec, sans aucune joie de vivre et avec un rictus méprisant aux lèvres. Henrich Decooster était pratiquement l'inverse. Toutefois, n'allez pas croire qu'il lui serait plus difficile de mettre fin à ses jours. Un contrat était un contrat. Elle avait tué des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux. Cela lui était égal. Ce qui comptait, c'était de faire le boulot.

Helen tourna la tête vers Richard pour accrocher son regard. Quand elle y parvint, elle lui sourie. Elle avait envie de l'embrasser. Juste un petit baiser comme ça, rien de trop exubérant mais elle ne savait pas trop si c'était une bonne idée. Du coup, elle ne bougea pas, le laissant décider du fait d'aller ou non se présenter aux personnes déjà présentes dans la pièce et qui commençaient à les regarder avec curiosité.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 19 Sep - 16:52

Il aurait pu ne pas être là, cela serait la même chose. A vrai dire, ce n’était pas comme si lui se promenait avec presque rien sur lui vous me direz, mais en tout cas, il avait l’air transparent, autant dans leur « base » qu’une fois qu’ils aient transplané près de ce manoir. Visiblement Helen attirait tous les regards. Est-ce qu’il devrait être jaloux ? Il pourrait l’être en effet ou plutôt possessif à vrai dire, mais ce n’était pas comme s’ils sortaient officiellement sous leurs vraies identités. Quoiqu’il devait jouer le rôle du mari quand même, nul doute qu’il avait l’air de prendre cela très à cœur en fin de compte en lançant des regards peu amènes à ces gorilles. C’est ça qu’ils essayent de venir la peloter, et il les enverrait six pieds sous terre finalement. Mais réfrénons nos instincts meurtriers pour le moment. Et gardons un sourire de façade, bien que les regards lancés aux gardes prévalaient d’avertissement.

On ne touchait pas à Helen, enfin Elizabeth ce soir, comme quoi, il était doué pour jouer au mari non ? Enfin passons, ils avaient passé la sécurité, sans véritablement problème, mais il voyait clairement que les alentours étaient hautement sécurisés. Finalement le fait de venir ici sous de fausses identités était une meilleure idée que de tenter de pénétrer ou de prendre d’assaut ce manoir. On gardait quand même un œil sur les alentours, vérifiant comment tout était disposé, au niveau des gardes et des caméras. Jusqu’à l’arrivée de leur hôte. Un sourire de façade avant de lui serrer la main fermement, et de le laisser quelques instants discuter avec sa « femme ». Mais c’est qu’il essayait de la draguer en plus ! Il faisait bien office en fin de compte de simple compagnie en quelque sorte, il faut dire qu’elle attirait plus de regards que lui au vu de sa tenue. Au moins il les laissa tranquille, rapidement, certainement d’autres invités à voir, au moins désormais, malgré le regard des autres invités, il pouvait se permettre de l’ouvrir un peu. Léger regard vers sa chère et tendre pour la remarquer entrain de sourire.

Il se pencha légèrement vers elle, avant de lui murmurer.


"Est-ce que je dois m’inquiéter de tous ces hommes ce soir Chérie ?"

Léger sourire amusé, avant de déposer un léger baiser au bord de ses lèvres, difficile de pouvoir faire exactement ce qu’on souhaitait à vrai dire, de plus ils étaient en mission, alors on se contenterait de cela pour l’instant. De plus, autant entrer en scène à vrai dire, la réunion de ce soir serait peut-être l’occasion de mettre à exécution le contrat vous me direz, sinon on devra tenter une nouvelle approche.

"Allons faire connaissance avec nos nouveaux amis du moment, j’ai hâte d’être à la première danse."

Avant de les emmener en direction de plusieurs couples, prenant au passage au gré d’un serveur passant dans les environs, deux coupes dont une qu’il donna à Helen. Autant jouer véritablement leurs rôles, de plus, parler comme si de rien n’était, cela n’éveillerait pas les soupçons bien au contraire, et ils pourraient observer la salle et les allées et venues également. Sourire de façade sur les lèvres, tout ce qu’il y a de plus convainquant quand on arriva à la rencontre de quelques personnages hauts en couleur des environs. Un couple visiblement, plus âgé qu’eux, visiblement dans la quarantaine, mais le maintien et leur posture montraient clairement une appartenance à l’aristocratie, sans oublier le fait que l’homme exibait une canne comme si elle était un trophée en fin de compte.

"Bien le bonsoir My Lord."
"A vous également Monsieur, Madame, laissez moi vous présenter ma femme, Lady Susan Pérenelle Mac Nolan."
"Madame, enchanté. Et voici, ma femme, Lady Elizabeth Laughton."

Les présentations mondaines, on détestait cela, non mais franchement, chacun était capable de se présenter non ? Et la femme de ce lord également bien que visiblement, elle restait fidèle au protocole de l’aristocratie. Quelque chose qu’il ne suivrait jamais à vrai dire.

"Vous êtes venus pour affaires ?"
"Nous sommes des amis de longue de date de Lord Decooster à vrai dire. Et vous ?"
"Pour affaires normalement, mais vous savez comment est le marché !"

A côté de cela, nul doute que la femme du Lord machin là, il avait déjà oublié son nom, allait également faire la conversation mais avec Helen ou plutôt qu’elle s’engagea dans la conversation avec eux, finalement, elle n’était peut-être pas si coincé que cela.

"Personnellement, je ne suis pas friande de ce genre de soirée, de plus, je n’aime pas laisser les enfants seul au château."
"Allons, il ne se passera rien très chère."
"Si vous le dites. Les enfants sont une telle source de contrariété, si vous en avez, vous devez comprendre."

Au moins pendant que l’on parlait, on pouvait observer les alentours, la présence de gardes même à l’intérieur, visiblement, il faudrait attendre le bon moment pour intervenir. La réunion serait le point nommé pour le faire ou si la réunion n’était pas qu’entre eux, il faudrait jouer sur un autre plan.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Sam 8 Oct - 17:23

_ "Est-ce que je dois m’inquiéter de tous ces hommes ce soir Chérie ?"

Helen accueillit son baiser en frissonnant légèrement et dut lutter contre le désir de réclamer plus. De quoi se plaignait-il ? Elle préparait la diversion dont ils auraient certainement besoin au moment fatidique. Elle haussa deux fois très vite les sourcils en souriant et lui murmura en guise de réponse pour le simple plaisir de le taquiner :

_ Oui, surtout du petit gros bedonnant au fond de la salle là-bas.

Elle désignait un convive qui était déjà en train d'attaquer le buffet dans son coin, comme un rapace. Avec son crâne dégarni, sa moustache ridicule et ses grosses paluches bouffies, il n'avait vraiment rien pour plaisir.

_ "Allons faire connaissance avec nos nouveaux amis du moment, j’ai hâte d’être à la première danse."

Sa compagne hocha la tête. Elle espérait de tout son coeur qu'il s'agisse d'ailleurs d'un tango ou de toute autre danse qui rendrait légitime le fait qu'elle ait à se coller à lui comme si sa vie en dépendait.

Richard prit des coupes de champagne sur le plateau d'un serveur et lui en tendit une. Elle accepta dans un sourire et se laissa docilement guider vers une couple d'une quarantaine d'années.

_"Bien le bonsoir, My Lord."
_"A vous également Monsieur, Madame, laissez moi vous présenter ma femme, Lady Susan Pérenelle Mac Nolan."
_"Madame, enchanté. Et voici, ma femme, Lady Elizabeth Laughton."

Helen se força à afficher un air réjoui pour saluer les deux personnes qui lui étaient présentées. C'était si ennuyeux de faire des courbettes. Et puis, elle n'aimait pas que des étrangers prennent sa main pour la baiser. Elle devait à chaque fois réprouver l'impulsion de l'essuyer ensuite sur le revers du costume de Richard en grimaçant de dégoût. Néanmoins, elle ne broncha pas et s'acquitta des politesses d'usage.

_"Vous êtes venus pour affaires ?"
_"Nous sommes des amis de longue de date de Lord Decooster à vrai dire. Et vous ?"
_"Pour affaires normalement, mais vous savez comment est le marché !"

La jeune femme se demanda si son partenaire avait la moindre idée de ce qu'il était en train de sous-entendre ou s'il jouait la carte du bluff à fond. Pour se donner quelque chose à dire, elle fit un compliment sur la robe de Lady Mac Nolan qui roucoula de plaisir avant d'ajouter :

_ "Personnellement, je ne suis pas friande de ce genre de soirée, de plus, je n’aime pas laisser les enfants seul au château."
_ "Allons, il ne se passera rien très chère", lui glissa son époux pour la rassurer.
_ "Si vous le dites. Les enfants sont une telle source de contrariété, si vous en avez, vous devez comprendre."

Vu le regard appuyé que la dame lui lançait, Helen comprit qu'elle attendait une réponse de sa part sur le sujet. Qu'avait dit Richard pendant le brief au sujet des enfants pour le couple qu'ils jouaient déjà ? Ah oui...

_ Hélas, notre seule contrariété pour le moment est de ne pas en avoir, soupira-t-elle en posant une main fébrile sur son ventre plat avant de lever la tête vers Richard pour le mettre dans le jeu : n'est-ce pas, mon amour ?

Elle cilla en rencontrant son regard et sentit sa gorge se serrer. Heureusement, le malaise put aisément passer pour une réaction née de l'aveu qu'elle venait de faire. D'ailleurs, Lady Mac Nolan présenta ses excuses affectées.

_ Mais j'y pense ! S'exclama soudain la dame, la mine tout à coup réjouie. Lady Marcia of Gale se joindra finalement à notre compagnie en fin de soirée. Vous devez être contente, Lady Laughton, puisqu'il s'agit d'une de vos amies proches il me semble. Elle devait être absente mais son commerce animalier en Roumanie s'est achevé plus tôt que prévu et elle devrait être en mesure de nous rejoindre dans quelques heures. Elle m'en a informé ce matin par hibou, j'imagine que vous également.

Lady Marcia of Gale ? … Chiotte ! Si cette Marcia était une « bonne amie » d'Elizabeth – la vraie Elizabeth – cela voulait certainement dire qu'elles se connaissaient de visu. Il fallait donc que le couple d'assassins ait fini leur petit business avant qu'elle ne se pointe à la soirée, sans quoi ils seraient démasqués. Voilà qui mettait une échéance à leur mission et faisait monter un peu plus l'adrénaline.
Helen répondit quelque chose dans le sens de son interlocutrice à laquelle elle adressa un sourire et une excuse bien formulée pour la planter ici avec son mari et s'éloigner avec le sien.

Sans en avoir l'air, ce fut elle qui guida leurs pas, un peu à l'écart cette fois-ci. Elle les fit s'approcher du buffet où il n'y avait pas grand monde et déposa leurs coupes de champagne au bord de la table. Après quoi, elle colla son dos contre le torse de Richard et l'enjoignit à passer ses grands bras forts autour de sa taille. Elle laissa aller sa tête contre son épaule solide et déposa un léger baiser sur l'arête de sa mâchoire. Ils étaient face au mur et, dans cette position, les autres convives pouvaient seulement s'imaginer qu'ils roucoulaient tranquillement.

_ Tu as entendu ? Souffla Helen alors qu'elle effleurait une seconde fois sa mâchoire carrée de ses lèvres douces, dans le seul dessein de les rapprocher de l'oreille du jeune homme pour se faire entendre de lui. Il ne va pas falloir traîner.

Dans un coin de la pièce, un orchestre étrangement assorti commença à jouer quelques notes. Derrière le couple d'assassins, d'autres couples commençaient à approcher de la piste de danse. Leur hôte n'avait toujours pas réapparu pour le moment.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Dim 9 Oct - 14:23

Helen jouait bien son rôle, d'ailleurs Richard esquissa un sourire quand le sujet des enfants arriva. A vrai dire, c'était l'histoire des autres, pas la leur, bien qu'ils n'en avaient encore jamais parlé dans leur relation. Mais après tout, nous n'en étions qu'au début n'est-ce pas ? Mais il y avait un étrange parallèle malgré tout. Il fronça néanmoins les sourcils en entendant la suite, visiblement, oui, si une "amie" de la fausse identité d'Helen débarquait, ils allaient vite se faire repérer en tout cas, il allait falloir agir rapidement, peut-être pour cela qu'on suivit docilement sa "femme" du moment pour se retrouver dans un coin, histoire de faire semblant de roucouler, les gestes avaient l'air automatiques, tellement on dirait qu'il avait l'habitude de placer ses mains autour d'elle, on dirait qu'on avait fait cela tout sa vie en quelque sorte.

Mais au moins cela permettait quelque part, de garder une certaine intimité pour discuter n'est-ce pas ? Il hocha simplement de la tête suite aux dires d'Helen avant de reprendre en murmurant, s'approchant de son oreille, déposant un léger baiser dans son cou, pour continuer ce petit jeu de faux semblant.


"En effet, il faudrait qu'il réapparaisse déjà, le poison risque d'être la meilleure solution pour que cela reste une sorte d' "accident", dans sa boisson ou en le piquant. Si tu as une chance, n'hésites pas."

En attendant, quelques notes de l'orchestre commencèrent à se faire entendre et plusieurs couples avaient l'air de partir sur la piste de danse pour se lancer dans leurs premiers mouvements de la soirée. C'était un tango. Il sourit, amusé, avant de se pencher vers l'oreille de sa dulcinée et de murmurer quelques paroles chaudement. Bien qu'on était là pour un travail en fin de compte, ce n'était pas dis qu'on avait pas le droit de s'amuser n'est-ce pas ?

"Mais pour l'instant ma chère, j'ai une folle envie de t'avoir contre moi sur ce tango."

Sourire amusé et malicieux sur le moment, avant de l'emmener sur la piste de danse. On gardait toujours ce sourire aux lèvres, à vrai dire, cela pouvait aussi servir à leur dessein, il suffisait de se faire quelque peu remarqué pour que leur hôte souhaite également partager une danse avec sa femme par exemple. De toute manière le tango n'était pas une danse méthodique, on entendait par là, le fait de suivre une mesure particulière.

Souvent les danseurs ne comptaient même pas les pas. On le faisait à l'instant. Peut-être pour cela que pour le moment, la faisant se retourner pour être face à lui, il la ramena contre lui, passant ses bras autour d'elle, son bras gauche légèrement tendu, sa main gauche liée à celle d'Helen, avant de la fixer dans les yeux, on pouvait sentir sa respiration contre lui, oui, danser sur cela, c'était toujours aussi excitant. Et il en avait eu envie dès qu'il l'avait vue dans cette robe.


"Tu mènes ou je mène ?"

Peu importait de toute manière, la danse se faisait simplement quand les deux partenaires se suivaient. Il ne fallait pas bouger les bras, il suivait de suivre l'axe du corps, l'axe du buste, peut-être pour cela qu'on avait choisi aussi Helen, car entre eux, il y avait une certaine osmose, ils se connaissaient bien, ils savaient comment l'un et l'autre réagissaient, ils sauraient danser de manière aussi proche que pourrait l'être un couple marié.

Il commença doucement les premiers pas, gardant ses yeux ancrés en elle, et bien que l'on jouait une sorte de comédie vous me direz, ce n'était pas pour autant que tout ceci ne lui plaisait, son regard était chaud, brûlant, malgré le côté professionnel de cette sortie. Leurs corps se touchaient quasiment, à peine quelques centimètres entre eux, une symbiose, osmose entre eux pendant ces premières notes, leurs deux corps épousant parfaitement chaque pas effectué, s'alignant l'un contre lui. On pourrait presque en oublier finalement la mission, mais ce n'était pas le cas. Peut-être que tout ceci ferait réagir également leur hôte vous me direz.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Dim 9 Oct - 16:00

Quand Helen sentit les lèvres de Richard s'aventurer dans son cou, elle ferma les yeux pour se concentrer sur le baiser et frissonna. Vivement qu'ils rentrent à la base. Elle avait envie de lui arracher sa chemise et de l'étendre tout entier sur la table du buffet pour en faire son festin. Elle sut qu'il partageait son sentiment lorsqu'elle l'entendit lui murmurer :

_ "Mais pour l'instant ma chère, j'ai une folle envie de t'avoir contre moi sur ce tango."

Avec un sourire malicieux qu'elle ne pouvait pas cacher mais qui ne sapait en rien son jeu d'actrice, elle le laissa les conduire vers la piste de danse. Des invités s'y trouvaient déjà et se délassaient en couple sur le parquet ciré, avec plus ou moins de talent d'ailleurs.
Les deux assassins n'avaient jamais dansé ensemble. Il faut dire aussi que la Confrérie n'était pas vraiment du genre à organiser un bal musette annuel et – l'eut-elle été – jamais la belle franco-espagnole n'aurait accepté de se trouver si près du seigneur de la guilde, qu'elle croyait haïr à mort il y a encore quelques semaines de ça.

Helen eut tout juste le temps de lancer sa pochette Prada sur un fauteuil inoccupé avant que Richard ne la précipite dans ses bras en la faisant élégamment tourner sur elle même pour débuter la danse. L'espace d'une seconde, elle se demanda s'il savait réellement ce qu'il fallait faire sur tango parce que disons que la danse ne semblait pas être le dada de son genre d'hommes. Mais après tout, cela pouvait aussi faire parti de l'attirail du parfait petit assassin et se révéler bien utile, comme ce soir par exemple. Quoi qu'il en soit, son doute passa quand ils commencèrent à bouger, d'abord lentement et collés l'un à l'autre. C'était agréable d'être bercée dans ces bras forts. Pour un peu, elle se serait endormie tellement elle se sentait à l'aise et en confiance. Mais la danse ne le permettait pas bien sûr et la musique prit très vite un rythme plus soutenu.

_ "Tu mènes ou je mène ?"

La danse ? Leur relation ? C'était difficile de répondre car dans l'un ou l'autre cas, la réponse ne devrait pas être la même. Enfin, il était clair qu'il parlait de la danse mais ce n'était pas simple tout de même pour Helen de lui laisser les rennes. De laisser les rennes à qui que ce soit en fait. Mais bon, il s'agissait d'une mission et il fallait qu'elle fasse ce qu'Elizabeth Laughton aurait fait à sa place. C'est donc avec un grand sourire et un baiser qu'elle lui souffla :

_ Tu mènes.

Richard avait ancré son regard dans le sien et la jeune femme avait toutes les peines du monde à ne pas ciller trop fréquemment, impressionnée par le charisme que son partenaire dégageait. Si les yeux étaient les fenêtres de l'âme, elle s'appliqua à essayer de voir au travers des siens. Il y avait beaucoup de choses à y lire sans doute. Beaucoup d'éclats qu'elle ne comprenait pas surtout mais une petite lumière aussi qui lui disait quelque chose parce qu'elle savait qu'elle avait la même quand elle le regardait. Une étincelle de joie pure, d'être juste là, en sa présence, comme s'il ne fallait rien de plus pour que son bonheur soit complet puisqu'il était déjà là.
Soudain, Helen ne put se retenir, elle profita d'un mouvement ample où la danse exigeait que l'homme éloigne sa partenaire de lui pour la précipiter de nouveau dans ses bras en la faisant tourner sur elle-même pour plaquer une main sur la nuque de son amant et l'embrasser avec une fougue qui se prêtait parfaitement bien au tango. Elle vint caresser sa langue de la sienne dans sa bouche avant de lâcher prise aussi rapidement qu'elle s'était saisi de lui. Elle savait que c'était un baiser entre elle et lui et non pas entre les Laughton. Aucune personne dans la pièce n'aurait pu faire la différence. Pourtant, le couple était le centre d'attention de plusieurs invités qui développaient au fil des secondes une admiration muette pour l'alchimie qui les liait.

Lord Decooster refit son apparition dans la salle finalement. Il avait terminé d'accueillir ses convives.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 10 Oct - 4:04

On pourrait y passer des heures, des minutes, enfin ne plus faire attention au temps actuellement, au cours de cette danse, à croire qu'ils étaient dans leur bulle quelque part, c'était le cas vous me dites. A croire qu'il n'y avait qu'eux, c'était simplement un moment entre eux, pas entre leurs fausses identités, vraiment entre eux en fin de compte, tout comme ce baiser qui venait d'être échangé. Ce n'était pas histoire de continuer leur couverture, de garder leur identité d'un soir, c'était simplement une envie entre l'un et l'autre. Malheureusement, toute bonne chose à une fin n'est-ce pas ? Tout comme cette danse, ce tango, en terminant en la maintenant en arrière, quelques instants, les yeux dans les yeux, avant de la redresser et de déposer un baiser sur ses lèvres. On aimerait faire plus, mais ce n'était ni le lieu ni l'heure qui était correct, d'autant plus que leur hôte était de retour. Profitant de ce baiser, relâchant ses lèvres bien qu'il aimerait plus, il se pencha vers son oreille.

"On recommencera ce genre de danse dans nos appartements chérie. En attendant, je crois que notre hôte est de retour."

Il fallait profiter de chaque occasion, vous me direz, et celle-ci en était une. Pour l'instant, il mena Helen vers le buffet, histoire de récupérer des verres, après tout, rien de plus normal que d'avoir une légère soif après la danse que l'on venait de mener. D'autant plus que leur hôte était visiblement occupé avec d'autres personnalités. Il faudrait le prendre à part rapidement, histoire de pouvoir en terminer. Récupérant trois verres, autant en prendre un pour leur hôte n'est-ce pas ? Surtout qu'apparemment, il n'avait rien dans les mains actuellement, un subtil mouvement des mains en prenant les verres sur le buffet, permit de faire glisser un poison dans le verre de notre "ami" d'un soir, il faudrait quelques instants pour qu'il se dissolve dans l'alcool, le temps de rejoindre leur ami.

"Je crois que notre ami va avoir le droit au dernier verre du condamné. Et si nous lui rendions visite ?"

Sourire amusé, reprenant leurs façades avant de prendre la direction de Lord Decooster. Tant mieux, d'autant plus qu'il venait d'être libérée on dirait. Ils seraient tranquilles, et ce n'était pas comme s'ils avaient vraiment beaucoup de temps devant eux n'est-ce pas ?

"Lord Decooster."
"Lord et Lady Laughton. Une bien belle danse que vous venez de nous montrer."

On lui tendit un verre malgré tout, alors que la conversation commençait, et de tendre également celui pour Helen. Il garda un faux sourire aux lèvres pour leur ami tout en reprenant la conversation.

"Tout le mérite en revient à ma femme, elle, qui a souhaité que je me mette à quelques cours."
"Je comprends aisément, mais que ne ferions nous pas pour une femme comme la votre n'est-ce pas ? Si vous le permettez, après notre discussion, j'aimerais vous l'emprunter pour une danse."
"Voyez cela avec elle."

On doutait en tout cas en voyant son regard qu'il souhaitait juste "danser", ou alors ce n'était pas le même genre de danse qu'il voulait. Mais bon, laissons cela de côté, s'il se laissait aller, il lui tordrait le coup pour avoir voulu se faire sa femme. Enfin femme, petite-amie, amante ? Bref tout ça à la fois. Gardons notre rôle pour l'instant. C'était ce qu'il fallait, il fallait garder sa couverture bien en place.

"Et pour notre affaire ?"
"Si ce que m'a fait parvenir votre femme est exact, dans ce cas, je ne vois pas ce qui nous empêcherait de marcher ensembles."
"Fort bien."

Aller bois ! Mais bois ou il allait lui faire avaler le verre là !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Lun 10 Oct - 7:18

_"On recommencera ce genre de danse dans nos appartements chérie. En attendant, je crois que notre hôte est de retour," murmura son amant à qui elle avait manifestement donné des idées avec ce baiser enflammé.

Helen hocha doucement la tête et prit la main de Richard qui les ramena vers le buffet comme la danse venait de se terminer. Elle le regarda s'affairer autour de trois verres et l'assassin fut si habile qu'elle ne comprit qu'il venait d'empoisonner l'un d'eux que lorsqu'il le sous-entendit par cette phrase :

_ "Je crois que notre ami va avoir le droit au dernier verre du condamné. Et si nous lui rendions visite ?"

Elle répondit à son sourire amusé par un semblable et reprit son visage de circonstance pour traverser la pièce à ses cotés. N'ayant aucune idée de l'heure précise à laquelle cette fameuse Marcia of Gale allait se pointer, il était en fait une bonne idée de terminer cette mission au plus vite.

_"Lord Decooster."

_"Lord et Lady Laughton. Une bien belle danse que vous venez de nous montrer."

Helen remercia leur hôte pour le compliment et posa une main sur son coeur en signe d'affection mêlée de gêne. C'était plus facile que de rougir sur commande. Elle prit le verre que Richard lui remit.

_"Tout le mérite en revient à ma femme, elle, qui a souhaité que je me mette à quelques cours."

_"Je comprends aisément, mais que ne ferions nous pas pour une femme comme la votre n'est-ce pas ? Si vous le permettez, après notre discussion, j'aimerais vous l'emprunter pour une danse."

_"Voyez cela avec elle."

La jeune femme sourit à Decooster et lui glissa :

_ C'est avec plaisir que je serai votre cavalière le temps d'une danse, Henrich.

Elle utilisait son prénom comme il lui avait demander de le faire. D'ailleurs, il en sembla ravi et gloussa de plaisir anticipé.

_"Et pour notre affaire ?" reprit Richard alors qu'il ne savait probablement pas de quoi il parlait réellement.

_"Si ce que m'a fait parvenir votre femme est exact, dans ce cas, je ne vois pas ce qui nous empêcherait de marcher ensemble."

_"Fort bien."

Il y eut quelques secondes de silence pendant lesquels les assassins devaient encourager en pensée Decooster à boire mais il n'en faisait rien. Il fallait faire quelque chose. Helen se lança :

_ Si ? Mon cher Henrich, il y a bien assez d'idiots à arnaquer dans le monde sans que nous ayons besoin d'essayer de nous avoir entre collègues, n'est-ce pas ? Ce que je vous ai fait parvenir était exact. Tout comme ce que je vous enverrai également la prochaine fois, vous pouvez y compter.

Elle lui sourit et ajouta :

_ Puisque nous faisons affaire, je vous propose de trinquer à notre nouvelle collaboration. Puisse-t-elle être vecteur de richesse... et d'amitié.

Helen présenta son verre à Lord Decooster qui s'exclama :

_ Ma foi, cela est fort bien parlé, belle Elizabeth ! Alors trinquons !

Son verre rencontra mollement celui de la jeune femme pendant qu'ils se regardaient dans les yeux en se souriant. Puis Henrich se tourna vers Richard pour trinquer avec lui. Ce qui se passa alors horrifia complètement Helen. Comme le Lord bouscula son verre avec plus de virilité puisqu'il avait affaire à un homme, quelques gouttes de sa boisson tombèrent dans celle du seigneur de la guilde, qui ne le vit pas puisqu'il était occupé à regarder leur hôte comme le voulait la tradition dans ce genre de moment. Le verre de Richard était à présent empoisonné également...

Quand elle vit les deux hommes commencer à lever les bras pour porter les coupes à leurs lèvres, le coeur d'Helen commença à paniquer. S'il buvait cela, Richard allait mourir aussi surement que Decooster. C'était tout bonnement une idée inadmissible, impensable, insupportable pour elle. Il ne pouvait pas mourir. Pas maintenant qu'ils essayaient de construire quelque chose ensemble, enfin en quelques sortes, pas maintenant qu'elle commençait à se dire que c'était peut-être de l'amour qu'elle nourrissait pour lui. L'espace d'un bref instant, son esprit lui montra le corps du jeune homme étendu sur le sol dans une raideur cadavérique et ce fut simplement impossible à supporter. Elle sentit distinctement que si une telle chose arrivait, elle ne s'en remettrait jamais.
C'est alors qu'elle fit la seule chose qui lui traversa l'esprit pour éviter cela, puisque balancer le verre par terre ne serait pas très discret. Elle arrêta le geste de Richard et l'obligea à échanger de verres avec elle.

_ Tiens, mon amour, prend plutôt le mien. Il est trop plein pour moi.

Heureusement, la différence entre les deux était suffisante pour que l'excuse paraisse crédible. Le verre de Richard en main, elle sourit à Decooster et se joignit à lui pour descendre d'une traite le contenu du verre. Par cette action, il venait de se condamner et elle aussi. Le seigneur de la guilde avait bu le seul verre sain. Leurs regards se croisèrent une seconde et Helen sut qu'il venait juste de comprendre. D'un geste naturel, elle se pencha vers le fauteuil à sa droite pour récupérer sa pochette Prada rouge qu'elle ouvrit. Elle trouva le téléphone portable sans mal étant donné qu'il n'y avait quasiment rien d'autre et lança un compte à rebours sur deux heures. C'était le temps qu'ils leur restaient à vivre, à la cible et elle. D'ici là, ils n'auraient aucun signe de faiblesse avant les trente dernières minutes qui seraient atrocement douloureuses mais où il serait de toute manière trop tard pour intervenir. Il n'y avait aucun antidote connu à ce poison. Il aurait fallu connaître le sorcier qui l'avait élaboré et Decooster n'aurait pas le temps de le faire en trente minutes. Il était perdu.

_ Mon cher Laugthon, si vous permettez, je vais profiter d'une danse avec votre ravissante femme dès maintenant. Lady Elizabeth, me ferez l'honneur et surtout le plaisir ?

C'était mal venu de refuser maintenant. Très malvenu. Helen hocha gracieusement la tête :

_ Tout l'honneur est pour moi, Henrich.

Il en était autre chose pour le plaisir mais bon, on n'allait pas le faire remarquer. Elle glissa son bras sous celui que lui présenta leur hôte et remit sa pochette entre les mains de Richard. Comme elle était encore ouverte, il pouvait voir s'il baissait les yeux l'afficheur du téléphone qui montrait le compte à rebours commencé. Elle suivit docilement son nouveau cavalier vers la piste pour commencer à danser. Decooster n'avait aucun talent pour ça, soit dit en passant.

La jeune femme savait qu'elle vivait ses dernières heures et elle n'avait aucune envie d'être au milieu d'inconnus et collée contre un contrebandier aux mains baladeuses. Son regard teinté de tristesse était fixé sur Richard. Pour ses derniers instants, elle aurait voulu être dans un lit avec lui, sentir ses mains caressantes sur son corps et ses baisers tantôt doux tantôt fiévreux sur ses lèvres. Elle aurait aimé l'entendre dire qu'il l'aimait et elle lui aurait répondu qu'elle aussi. Mais ça, ils n'auraient peut-être jamais l'occasion de se le dire...
Richard la regardait et elle se demandait ce qu'il pensait. S'il avait compris. S'il avait mal autant qu'elle.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Mar 11 Oct - 4:01

Tout se passait bien, tout du moins relativement bien malgré le fait qu’ils soient pressés par le temps, mais dans l’ensemble tout était correct, il ne manquait plus finalement que notre cible d’un jour prenne sa boisson. Il n’avait rien remarqué au moment de trinquer qu’une partie de la boisson de Decooster était partie dans la sienne, le poison étant dilué dans l’alcool, on ne voyait rien. Pour cela qu’il fut surpris quand Helen échangea les coupes, qu’est-ce qui lui prenait ? Elle ne faisait pas cela juste parce que sa coupe était plus remplie que la sienne, quelques gouttes d’alcool ne faisaient jamais rien. Non il y avait quelque chose, elle ne ferait pas cela sans qu’il se soit passé quelque chose, mais l’on devait faire bonne figure, si on se battait pour une coupe, nul doute que Decooster aurait des soupçons et il ne fallait pas les éveiller ces dits soupçons.

Ce ne fut que lorsqu’il but sa propre boisson, restant malgré tout soupçonneux face à ce qu’elle venait de faire, qu’il comprit. Qu’il pensa avoir compris en tout cas. Si elle avait pris sa boisson, c’était uniquement parce qu’il devait y avoir quelque chose dedans. Et bien qu’il ne puisse dire quelque chose, son regard était on ne peut plus équivoque, elle n’avait franchement pas à faire cela ! Qu’est-ce qu’il lui avait pris de faire ça ? Elle était tombée sur la tête ou quoi ? Mais ce n’était pas comme s’il pouvait l’avouer à voix haute n’est-ce pas ? D’autant plus qu’elle était partie avec leur hôte pour danser, lui refilant son petit sac. Il avait remarqué le téléphone et le compte à rebours, mais qu’est-ce qu’il pouvait bien faire ? Pour l’instant rien.

De toute manière, elle n’avait pas intérêt à y rester, ou il viendrait directement la chercher aux enfers. Elle allait devoir fournir des explications concernant son geste, mais ce n’était ni le lieu ni le moment pour faire cela. Pour l’instant, il se contenta de l’observer, de garder un œil sur elle durant cette « danse » avec leur hôte. Toujours avoir son regard ancré sur elle. Il ne la laisserait pas finir sa vie comme ça, de façon aussi ridicule pas quand, enfin quand il y avait cette chose entre eux tout simplement. Mais pour l’instant, il devait prendre son mal en patience, difficile de faire quelque chose, de presser Lord Decooster pour récupérer Helen au risque qu’il y voit quelque chose.

Il n’était pas très patient, encore moins maintenant, sachant que la vie d’Helen était en jeu. Il lui en voulait, d’avoir fait cela, et surtout il ne comprenait pas pourquoi elle l’avait fait. Mais cela viendrait plus tard, il fallait d’abord la sauver, et personne ne l’arrêterait. Fort heureusement, la danse se termina, laissons les revenir vers lui, souriant bien entendu, il fallait jouer son rôle malgré tout.


"Votre femme est une excellente danseuse."
"Je vous en remercie, elle est parfaite je trouve."
"J’espère vous revoir dans la soirée en tout cas. Madame ce fut un plaisir de danser en votre compagnie."

Laissons le s’éloigner, tandis qu’on rendait son petit sac à Helen et qu’on l’emmenait un peu en retrait dans la salle, nul doute qu’il fallait désormais partir en tout cas, on n’avait plus le temps de jouer la comédie mais avant cela, il fallait mettre les choses au clair.

"Je t’interdis de recommencer cela, qu’est-ce qui t’a pris bon sang ! En attendant, je t’interdis de mourir, tu m’entends, on va trouver une solution."

Il n’était pas content, enfin aussi, il n’avait pas envie de la perdre cela va sans dire. Reprenant son calme, il fallait désormais s’échapper d’ici, pas le plus difficile, mais si on devait commencer à dire au revoir à tout le monde, on avait pas fini, il fallait sortir discrêtement.

"Bon, filons d’ici, il faut trouver un antidote."

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Mar 11 Oct - 15:08

Cette danse avec Decooster lui parut sans fin.
Dans deux heures, Helen serait morte et rien n'aurait plus d'importance. Mélancolique, elle pensa à sa vie sur le point de se terminer, aux choses qu'elle n'avait pas eu le temps de faire alors qu'elle l'aurait voulu et se rendit compte à quel point son existence avait été vide. Elle n'avait plus de famille, elle n'avait pas d'amis. Pas vraiment. En fait, la seule personne qui ait une importance pour elle dans le monde se trouvait actuellement au bord de la piste de danse et l'observait avec une expression indéchiffrable. Ironiquement, c'était la personne à qui elle venait de sauver la vie. C'est la raison pour laquelle elle songea que même si elle avait détruit plus qu'accompli durant ses vingt-neuf ans sur Terre, sa fin n'aurait pas été mauvaise. Il y avait pire manière de mourir et avec moins de chevalerie.

Les musiciens finirent par abandonner leurs instruments et l'air mourut progressivement. Il y eut quelques applaudissements et l'hôte de la soirée reconduisit enfin sa cavalière vers celui qu'il pensait être son mari.
 
_"Votre femme est une excellente danseuse."
_"Je vous en remercie, elle est parfaite je trouve."

Helen osa lever les yeux vers Richard. Parfaite ? Le pensait-il réellement ? Parfaite pour lui ? C'était horrible de sa part mais elle aurait tellement eu envie de voir du chagrin dans son regard ou de la douleur, quelque chose qui lui assure qu'elle avait compté pour lui. Mais tout ce qu'elle voyait pour le moment, c'était de la colère. Cela l'intimidait. C'est vrai qu'elle avait commis un acte grave et irréversible, mais ce n'était pas une bêtise. Elle ne parvenait pas à regretter son geste.
La jeune femme était si absorbée par le comportement de son partenaire qu'elle entendit à peine le compliment de Decooster qui s'éclipsa. "Lui aussi va mourir", pensa-t-elle vaguement sans que cela ne lui fasse rien.
 
_"Je t’interdis de recommencer cela, qu’est-ce qui t’a pris bon sang ! En attendant, je t’interdis de mourir, tu m’entends, on va trouver une solution."
 
Recommencer ? Comment le pourrait-elle puisqu'elle allait y rester ? Lorsqu'elle entendit le seigneur de la guilde lui interdire de mourir, Helen battit candidement des cils et leva le menton vers lui avant de se figer de stupeur. Richard n'allait pas la laisser à son sort ? Il voulait trouver une solution. L'espace d'un instant, elle eut envie de lui sauter au cou mais avant qu'elle ne puisse se réjouir de l'idée que l'homme de sa vie ne voulait pas la laisser mourir, une pensée bien moins affectueuse lui traversa l'esprit. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas qu'elle meurt, mais seulement qu'il n'admettrait pas que quelqu'un se sacrifie pour lui. Il était comme ça Richard. Ce qu'elle avait été bête de penser qu'il en avait quelque chose à faire d'elle. Il n'était intéressé que par le fait de ne pas avoir de dette envers quiconque, et encore moins envers une morte à qui il ne pourrait jamais plus rendre la pareille.
 
_"Bon, filons d’ici, il faut trouver un antidote."
 
Helen tenta de protester mais c'était peine perdue. Sans compter qu'il y avait trop de spectateurs. Elle ne croyait pas en l'existence d'un antidote. Après tout, la Confrérie utilisait ce poison parce qu'il ne se détectait que trop tard et était incurable. Cependant, elle n'avait pas envie de passer ces deux dernières heures ici au milieu de la mafia magique d'Angleterre. C'est pour cette raison qu'elle glissa sa main dans celle de Richard et se laissa entraîner hors de la salle du buffet.
Ils entrèrent discrètement dans la première salle et refermèrent derrière eux. C'était un petit salon et il était vide. De grandes portes-fenêtres donnaient sur un jardin à la française en extérieur.

_ Tu devrais nommer Junrei à la tête de la base européenne. Il a été très bien comme bras droit, chuchota soudain Helen.

Richard savait bien pourquoi elle disait ça. Elle n'avait aucun espoir et ne voulait pas le laisser espérer lui non plus. S'attendant à ce l'assassin lui rétorque quelque chose d'une seconde à l'autre, la jeune femme protesta en avance :

_ Oh, c'est bon ! C'est foutu, pas la peine de se faire des illusions. On ne sait pas qui a conçu ce poison alors on ne sait pas sa composition et donc on ne trouvera jamais d'antidote. Ce qui est fait est fait. C'était mon choix. Sois tranquille, tu n'as pas de dette envers moi.

Helen plaqua une main sur la bouche de son amant pour pouvoir ajouter avant qu'il ne lui coupe la parole :

_ Promets-moi que tu ira enterrer mes cendres à coté de celles de mon père, sur cette jolie plage en Espagne.

_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Mer 12 Oct - 4:02

Au moins maintenant, ils avaient la paix en se trouvant dans ce petit salon, et il n'eut pas le temps de dire quoique ce soit qu'Helen prenait la parole, de toute manière, ce ne fut pas comme s'il eut le droit à la parole justement, bien au contraire, dès qu'il souhaitait dire quelque chose, il se faisait couper. Non mais, quelle idée d'être aussi défaitiste quand même ! Désolé, mais cela il ne l'acceptait pas. Ce n'était pas une question de fierté ou de dette à avoir parce qu'elle lui avait sauvé la vie en fin de compte, il ne voulait simplement pas la perdre et là, elle faisait comme si elle allait mourir d'ici peu et que l'on ne pouvait rien y changer à vrai dire. Qu'elle ne commence pas ainsi, à vrai dire, elle avait commencé, mais il n'était pas du genre à baisser les bras, et ce n'était pas son intention. Si elle voulait y rester, qu'elle le fasse, mais un autre jour. Il était en colère mais aussi inquiet de la perdre finalement. Et le fait qu'elle essaye finalement de prendre cela de la bonne façon, cela n'aidait pas à le calmer. Il vérifia les alentours avant de sortir sa baguette et de lancer un sortilège de silence sur la pièce avant de prendre la parole.

"Mais tu t'entends franchement ?"

Elle mériterait une baffe quand même, il l'avait connue bien plus combattive quand même, elle n'allait pas se laisser aller à cause d'un simple poison. D'accord, cela ne serait pas aisé en fin de compte de trouver un contre-poison et le reste, mais il y avait toujours une chance. C'était une simple logique et pas autre chose en fin de compte.

"Je n'irais mettre tes cendres nul part pour la simple raison que tu n'y resteras pas ! Ou je te jure que je viens te chercher par la peau des fesses aux Enfer quand bien même elles sont belles !"

Il l'attrapa plutôt rudement, sans vraiment le vouloir avant de la plaquer contre lui et de l'embrasser violemment, férocement, de rage, de colère, et autre chose bien entendu, elle n'allait pas partir sans combattre. Le baiser bien qu'au départ exigeant et plus ou moins violent, se fit plus doux et tendre sur la fin avant de décoller ses lèvres des siennes et de les déposer sur son front.

"Je m'en fous d'une dette ou autre, j'en ai rien à foutre ! Je ne veux pas te perdre voilà tout ! On va trouver un moyen."

Ils trouvaient toujours, bon, tout ce qu'il savait de ce poison, c'était le nom mais bon c'était toujours un début malgré tout. Peut-être qu'elle avait une idée de ce que c'était. Il était nul en poison, habituellement, ce n'était pas sa manière d'agir, et contacter la Confrérie, cela pourrait prendre plus de temps qu'on en avait en fin de compte. Observant les grandes baies vitrées, il serait bon de filer par là de toute manière, d'autant plus qu'on était relativement tranquille. C'était le bon moment, surtout que personne ne venait les déranger, supposant qu'ils voulaient certainement un peu de calme et passer un moment entre eux.

"On va quitter cet endroit, par ces baies vitrées et on trouvera un contre-poison à ce "overraskelse søvn" même si j'ignore ce que ça veut dire. J'ai envie de t'arracher cette robe, alors tu crèveras pas !"

Pas vraiment romantique vous me direz, ce n'était pas de grandes déclarations, mais il fallait connaître Richard pour savoir le sens caché de ses paroles. Il ne voulait tout simplement pas la perdre de toute manière, et il ferait ce qu'il faut pour que ce soit le cas, quitte à devoir exploser pas mal de monde en chemin même des innocents. Non mais oh ! Il avait envie de lui faire l'amour depuis qu'il l'avait vue dans cette tenue, ce n'était pas un petit poison qui allait tout gâcher !

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Helen L. Enestia
Mangeur de Chocogrenouilles


Messages : 629
Age : 30
Célébrité : Evangeline Lilly
Avatar © : ^^
Doubles-Comptes : Léa M. Delaunay



Journal de Bord
Age du Personnage : 29 ans
Patronus : Cygne noir
Métier :


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Mer 12 Oct - 7:59

Helen n'en crut pas ses oreilles. Elle savait que Richard était en colère contre elle mais apparemment, elle s'était méprise sur les raisons de cette réaction. Il ne s'agissait pas de dette à payer ou quoi que ce soit du genre. Le seigneur de la guilde venait d'avouer qu'il tenait à elle et, comme si la jeune femme ne s'en était jamais douté, elle marqua sa surprise. Surtout, ne pas pleurer. Ce serait vraiment mélodramatique et les larmes, son père le lui avait appris il y a des années, c'était un geste de faiblesse, n'est-ce pas ?
Elle contemplait son amant avec émotion, légèrement tremblante, lorsqu'il l'attrapa brusquement par le bras pour la précipiter contre lui. Il la maintint fermement contre son torse et prit d'assaut ses lèvres avec une violence dont il usait pour la toute première fois avec elle. C'était plus qu'un baiser fiévreux. Bien plus. On sentait distinctement l'amour qu'il avait pour elle et surtout la crainte de la perdre. C'était beau et tellement émouvant qu'Helen se laissa faire sans réagir. Quand il déposa ses lèvres sur son front avec douceur, elle referma ses bras dans son dos pour le serrer fort et colla sa joue dans le creux de son cou avant de soupirer d'aise. Jamais elle n'avait eu autant envie que le temps s'arrête. Elle aurait pu rester l'éternité ainsi, blottie dans ses bras, respirant le parfum naturel qui émanait de lui. Elle aurait pu rester l'éternité... mais il ne lui restait que une heure et quarante-sept minutes...

_ "On va quitter cet endroit par ces baies vitrées et on trouvera un contre-poison à ce "overraskelse søvn" même si j'ignore ce que ça veut dire. J'ai envie de t'arracher cette robe, alors tu crèveras pas !"

Un timide sourire se dessina sur le visage d'Helen quand il parla d'arracher sa robe. Ce serait dommage quand même. Elle l'avait spécialement fait faire dans un tissu enchanté qu'aucune lame ne pouvait transpercer. Etos serait probablement scandalisé qu'elle finisse en lambeaux après le mal qu'il avait du se donner pour réaliser sa commande si spéciale.

Helen avait décidé de faire semblant de se montrer combattive, pour Richard, puisqu'elle était certaine qu'ils ne trouveraient jamais l'antidote. Elle aurait préféré passer ses derniers instants dans un lit plutôt qu'à la recherche d'une chimère mais elle ne voulait pas qu'il soit en colère. Elle se dirigea vers les portes-fenêtres quand l'image du grand alchimiste blond qui avait conçu sa robe lui revint en mémoire. Elle essaya de la chasser mais elle persistait, comme si son cerveau voulait lui dire quelque chose.

_ Tu as dit : « Overraskelse søvn » ? souffla-t-elle avec un accent ma foi assez honorable. Oh non...

La jeune femme mit les points sur les hanches et fit quelques pas de long en large dans la pièce.

_ Alors je sais qui a conçu ce poison.

Elle s'arrêta et se tourna vers Richard qui attendait la suite.

_ Un nom danois, ça ne peut être que Etos.

Etos était un mythe pour le monde des sorciers. Encore plus que ne l'était la Confrérie des Assassins. On disait que c'était un sorcier sans âge, un véritable génie des sciences, qui pouvait ordonner à la magie – tant son habilité pour l'alchimie lui permettait de prouesses. Dans le monde des assassins, on connaissait son nom parce qu'il était à l'origine de beaucoup d'armes – magiques ou pas d'ailleurs – et de potions en tous genres. Son personnage n'en restait pas moins mythique et beaucoup ne croyait pas en son existence.
Helen crut voir un éclair de désarroi sur le visage du seigneur. S'il avait un minimum de bon sens, il serait abattu par ce que venait de révéler sa compagne car voilà des décennies sur diverses organisations cherchaient ce Etos, sans succès. Comment pouvaient-ils espérer le trouver en moins de deux heures ? Ce qu'en revanche il ignorait, c'était que la belle hispano-française le connaissait...

_ Je sais où le trouver, murmura-t-elle, la gorge serrée.

Elle plongea ses yeux dans ceux de Richard. C'était stupide cet espoir qu'elle avait tout à coup. Elle connaissait Etos et donc elle savait comment il fonctionnait. Pourquoi accepterait-il de la sauver ? Elle l'avait plutôt embêté avec ses requêtes ces derniers temps et elle n'avait rien à lui offrir.

_ Il est venu me voir il y a un peu plus d'un an. Sa soeur avait été enlevé et il voulait que j'aille la chercher. En éliminant toutes les personnes mêlées de près ou de loin à cela bien sûr. Mais il a payé sa dette depuis longtemps. Il ne voudra pas m'aider...


_________________
Wild Wild Woman
Nul ne s'est attaqué à elle sans qu'il s'en soit repenti.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

avatar

 Richard D. Rahl
Loup-garou sous calmants


Messages : 3204
Célébrité : Sam Worthington
Avatar © : By Vio
Doubles-Comptes : Ethan O'Connell ¤ Enrique J. Toledo



Journal de Bord
Age du Personnage : 30 ans
Patronus : Une Panthère
Métier : Assassin


MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   Jeu 13 Oct - 4:01

Personnellement, il ne voyait pas de qui elle parlait. Il faut dire qu'il n'était pas très porté sur tout ce qui concernait les poisons, et concernant les armes modifiées magiquement, on pouvait dire qu'il y avait des tas de spécialistes, alors en connaître ou plutôt avoir entendu parler d'un en particulier, désolé, mais c'était passé par une oreille pour ressortir par l'autre. Non franchement aucune idée, et ce n'était pas comme si ce type faisait parti d'une quête qui pourrait faire basculer le monde donc du coup, il ne s'en était jamais préoccupé. Il avait déjà à faire avec eux les concernant, la Confrérie plutôt qu'avec un homme en particulier. Personne n'était immortel de toute manière donc on finissait toujours par mourir un jour ou l'autre, et si c'était quelqu'un de plus d'une centaine d'années, on le saurait grâce aux archives de la Confrérie. Enfin là n'était pas le souci, de toute manière, visiblement, Helen savait de qui on parlait en tout cas, elle savait de qui il s'agissait.

Bon au moins, on n'aura pas à chercher bien loin en fin de compte, si elle savait ou le trouver, on pouvait se rendre directement sur place par transplanage, une fois qu'on serait sorti des limites posées sur cette demeure. Mais déjà il fallait passer par les portes-fenêtres qui venaient d'être ouvertes. On aurait bien le temps de discuter par la suite n'est-ce pas ? Il fallait se presser malgré tout, le temps était compté quelque part et on n'allait pas rester à bavarder, c'était sa vie qui était en jeu.


"Dans ce cas tu nous y emmèneras."

Quand au fait de les aider ou pas, de toute manière, dette ou pas dette, il les aiderait. Il y avait des tas de manière finalement de réussir à faire changer d'avis quelqu'un. Bon certes, il était du genre à employer la manière forte, les pourparlers ce n'était pas pour lui, il n'avait jamais su y faire. Posant une main dans le dos d'Helen, on la poussait à sortir d'ici, il y avait encore du chemin à faire au travers des jardins et des gardes pour réussir à sortir du domaine et transplaner, on discutera plus tard.

"On verra s'il ne veut pas t'aider. Je ne suis pas du genre à baisser les bras rapidement."

Quitte à devoir vraiment employer la force à vrai dire. Et il le ferait. Nul doute que ce type devait être doué pour tout ce qui était poison et armes, mais bon, ce n'était malgré tout pas un Assassin formé depuis la naissance, nul doute que leur rencontre serait assez intéressante à tout point de vue, il faudra voir une fois sur place ce qu'il en sera. Nul doute qu'il y aura un prix à payer, il n'en avait aucun doute là-dessus, l'argent faisait tourner le monde ou autre chose, mais malgré tout, qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour elle n'est-ce pas ? Quitte à devoir menacer la vie de la soeur de ce type même ou à détruire sa demeure, à le livrer aux autorités, bref il y avait un tas de possibilités, on le saura le moment venu.

"Allons-y, nous avons déjà perdu beaucoup de temps."


Citation :
Merci d'avoir lu amour
Suite là-bas : http://nox-revenge.forumactif.com/t469-what-we-d-do-for-love-helen-richard
Helen.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


 Contenu sponsorisé







MessageSujet: Re: Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]   

Revenir en haut Aller en bas
 

Do you want to be my wife ? [ Fe Helen ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: | RPG | Le Monde Magique :: 
Le Reste du Monde
 :: L'Europe
-